Le Sénat adopte la loi Prisunic pour l'ebook, Mitterrand se félicite

Clément Solym - 27.10.2010

Edition - Justice - prix - unique - ebook


Alors que le député de Savoie est toujours empêtré dans sa fondue, le ministre de la Culture vient de délivrer son sentiment sur l'adoption à l'unanimité par le Sénat de la proposition de loi sur le prix unique du livre numérique. (notre actualitté)

En dépit de tous les avertissements lancés par les professionnels, la proposition de loi a été adoptée sans aucune modification, avec ses contradictions, ses erreurs et ses graves lacunes.

« En assurant aux éditeurs la maîtrise de leurs prix, cette loi garantira le développement d’une offre légale attractive et diversifiée de livres numériques au bénéfice des lecteurs et de l’ensemble des acteurs du livre ( éditeurs, libraires... ) », se réjouit le ministre de la Culture.

Frédéric Mitterrand, © ActuaLitté

En dépit des doutes dont nous avions pu faire part au ministre, notamment sur la problématique de bibliothèques, ce dernier a laissé se dérouler le fil politique et légal, sans prendre le temps de se faire conseiller ni d'intervenir. Fallait-il à) ce point s'en douter ? (notre actualitté)

Dans un communiqué officiel, la rue de Valois estime donc que cette adoption « s’inscrit pleinement dans la politique du ministre de la Culture et de la Communication qui vise à créer les conditions d’un essor équilibré du marché du livre numérique ».

Dans l'interview publiée par La Tribune d'hier, Hervé Gaymard précisait que la législation sur « le prix unique du livre numérique » était une législation impérative. Et principalement « pour que de nouveaux acteurs comme Google ou Amazon sachent à quoi s'en tenir. Ces derniers y sont allés au culot et face à la résistance des éditeurs français, ils sont obligés aujourd'hui de négocier ».

Avec cette loi, ce n'est pas une négociation qui va démarrer. C'est tout simplement un verrouillage définitif et une main mise par ceux qui contrôlent déjà le marché qui s'instaure. C'est certain, Google et Amazon savent à quoi s'en tenir : ils doivent même déjà sabrer le champagne.


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