TextMaster, plateforme dédiée à la traduction, lève 4 millions €

Clémence Chouvelon - 25.06.2015

Edition - Economie - TextMaster - Traduction - levée de fonds


TextMaster, service de traduction, de rédaction et de correction, d’origine belge, vient de réaliser une levée de fonds de 4 millions €, s’ajoutant aux près de 2,5 millions € déjà obtenus depuis sa création en 2011. Le service possède près de 5000 clients dans près de 80 pays. Ce nouveau capital sera utilisé dans le développement de TextMaster à l’international, les principaux terrains d’action étant actuellement l’Europe, et particulièrement l’Allemagne et le Royaume-Uni. 

 

Page d'accueil de la plateforme TextMaster 

 

 

« Notre plus grand défi est de consolider un marché fragmenté et de construire une filiale globale dans cette industrie de la traduction », explique le PDG de TextMaster, Thibault Lougnon, « le marché est extrêmement fragmenté, avec près de 25.000 services dans le monde. Cela fait beaucoup de concurrents, même s'ils proposent des services traditionnels. » 

 

Les principaux investisseurs de cette nouvelle levée de fonds sont Serena Capital et Alven Capital, actionnaire historique de la société. Basé sur le crowdsourcing, TextMaster se propose comme une alternative aux services de traduction traditionnels. 

 

Le service propose une plateforme en ligne complète, qui intègre une interface de programmation (API), des outils comme WordPress, Magento, Transifex ou Microsoft Office, connectant les particuliers à des professionnels de la rédaction et de l'édition free-lance, qui sont payés au mot. Cette start-up emploie actuellement 25 personnes, et compte en recruter d'autres dans les douze prochains mois.   

 

Pour ce qui est de la tarification, Text Master se base sur le nom de mots à traduire, la rareté de la langue et la complexité du contenu, variant ainsi de quelques euros pour une traduction d'e-mail à des milliers d'euros pour un site web spécialisé. 

 

Pour l'année prochaine, TextMaster, qui connaît une croissance de 150 % en moyenne par an depuis sa création, prévoit un chiffre d'affaires de 10 millions €, près de la moitié étant due aux ventes internationales. D'après la startup, l'ensemble du marché de la traduction représenterait près de 40 milliards $. (via Les Echos