Le site du CESAN, école de bande dessinée, piraté par Daech

Antoine Oury - 08.03.2015

Edition - Société - CESAN site hacké ISIS - Daech Daesh Etat islamique - école bande dessinée Paris


Au lendemain des portes ouvertes du CESAN, Centre d'Enseignement Spécialisé des Arts Narratifs, le site de l'établissement a été piraté par un hacker qui se revendique de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL). Accompagné par l'acronyme anglais ISIS, plus connu sous celui de Daesh ou Daech, le message présent sur le site précise « Nous sommes partout ».

 


Capture d'écran du site du CESAN, vers 13h30

 

 

Le hacking du site serait survenu dans la nuit, avec un message visible dès ce matin : l'événement survient au lendemain des portes ouvertes de l'école, située dans le 11e arrondissement de Paris. Le message est accompagné d'un lien vers un profil Facebook, nommé « Mohammed Ali (IslmaicState) », qui présente en photo de profil le visage connu d'un « troll », icône des hackers de tous bords. L'adresse de la page contient le nom « mohammed.aljzairi ».

 

Le drapeau noir présenté sur la page serait celui du califat d'Abou Bakr al-Baghdadi, leader de l'organisation terroriste État islamique.

 

Le directeur de l'école est actuellement au commissariat pour porter plainte suite à ce hacking, et nous mettrons à jour cet article une fois que plus d'informations seront disponibles.

 

Un site de la ville de Paris consacré au service Vélib, « Le Mag », a également été piraté, mais il affiche désormais un message de maintenance promettant un retour dès lundi. Visiblement, d'après l'adresse affichée sur le site de Vélib, le même hacker est à l'origine des deux piratages. 

 

Le CESAN avait notamment réalisé des dessins suite aux attentats perpétrés en janvier dernier, dont certains avaient été publiés par ActuaLitté, partenaire régulier de l'école. Reste à déterminer si ce hacking est lié à ces prises de position, ou s'il résulte d'une sécurité défaillante des deux sites Web visés. En janvier dernier, plusieurs bibliothèques françaises avaient ainsi vu leurs portails piratés, dans une action jugée plus opportuniste que symbolique.