Le SNE met les bouchées doubles contre le piratage

Antoine Oury - 20.03.2013

Edition - Justice - piratage d'ebooks - solutions pour éditeurs - droit d'auteur


Depuis l'année dernière et une plainte déposée par le syndicat et quelques éditeurs contre la Team AlexandriZ, fameuse et infatigable équipe de pirates d'ebooks, le téléchargement illégal comme le piratage font partie des priorités du syndicat. Ainsi, alors que l'enquête piétine, le SNE révèle 2 solutions à disposition des éditeurs pour assurer leurs arrières dématérialisés.

 


Les informations sur un ebook proposé par Team AlexandriZ

 

La première solution, basique, automatisée et vraisemblablement la moins onéreuse, permettra aux éditeurs de disposer d'un outil de veille qui détectera l'apparition d'un contenu illégalement mis en ligne sur le Web, et enverra une demande de retrait au site concerné. « La solution apportée doit être performante et garantir une sécurité juridique [...]. Chaque éditeur aura un accès individuel à son outil statistique », précise la feuille de route dévoilée à l'occasion d'une réunion pré-Salon du Livre.

 

La seconde solution qu'avance le SNE a plus d'envergure, du moins en terme de réputation et de collaboration à l'international : le syndicat français s'appuie en effet sur son homologue britannique pour proposer le portail Protectionlivres.com, traduction directe du copyrightinfringementportal.com anglo-saxon. 

 

« Cette solution est déjà adoptée par de nombreux éditeurs au Royaume-Uni. Son coût, basé sur le chiffre d'affaires, est favorable aux petites maisons » précise le SNE. Le portail s'incarne dans un moteur de recherche qui permet aux éditeurs de lancer une recherche manuelle, de vérifier le contenu affiché par certains sites, et, le cas échéant, d'envoyer une notification de retrait. « L'opération peut être menée en quelques clics », assure le communiqué, ce qui laisse entendre que cette solution, peut-être plus onéreuse, se justifierait par une efficacité renforcée.

 

D'après le syndicat, la lutte contre le partage illicite de fichiers est compliquée par le faible poids de ces derniers et le nombre conséquent de titres en circulation (900.000, avance le Syndicat).

 

Le portail anglo-saxon permet de faire pression sur plusieurs sociétés gestionnaires de fichiers, comme Rapidshare, Filesonic ou DepositFiles, qui permettent de partager très simplement un contenu qu'il soit sous copyright ou non. En espérant que les solutions du SNE sauront les distinguer, et que le tout s'avérera plus efficace que l'enquête lancée sur les activités de la Team AlexandriZ, qui s'enfonce à force de piétiner.