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Le soleil vert s'est éteint : mort de Harry Harrison

Clément Solym - 15.08.2012

Edition - International - Harry Harrison - science-fiction - Soleil Vert


Et une nouvelle fois, c'est le monde de la science-fiction qui va porter le deuil. Après la mort de Ray Bradbury, c'est Harry Harrison, qui vient de s'éteindre, à l'âge de 87 ans. Sur le site officiel de l'auteur, il est noté que le décès du romancier est survenu ce 15 août, sans annoncer les raisons de ce décès. 

 

Né dans le Kentucky, en 1925, Harry avait passé les dernières années de sa vie en Irlande. Sur le site officiel, c'est le webmaster qui signe un hommage très simple. « Repose en paix, mon ami. Tu as touché des millions de vies avec des aventures passionnantes, emporté dans des escapades improbables, mais toujours hilarantes et passionnantes. Souvent avec des personnages plutôt mal famés, mais adorables. Et tu sais... ta fiction est sacrément bonne. » Et il est vrai que ses personnages relevaient plutôt de l'antihéros...

 

 

 

Sur le blog officiel, le message est le même, sans effusion excessive.

 

Il avait débuté sa carrière comme illustrateur pour EC Comics, travaillant tout à la fois pour Weird Fantasy et Weird Science.  Ses premiers textes viendront en 1951.

 

Son premier roman était paru en 1961, The Stainless Steel Rat, mais le très grand public aura probablement découvert véritablement l'auteur avec l'adaptation au cinéma de Soylent Green, alias Soleil Vert. Au fil de sa carrière, il déclinera les aventures de Ratinox, son personnage (Slippery Jim diGriz en anglais), en dix tomes. 

 

Harrisson avait un humour grinçant bien à lui, et puisait dans la science-fiction des univers qu'il sentait la parodie, notamment vis-à-vis du roman de Heinlein, Starship Troopers, dont Bill, le héros intergalactique était la fidèle satire.

 

Il avait également une passion pour l'esperanto, une langue qu'il n'hésitait pas à incorporer dans ses romans. (voir aussi Wikipedia)

 

On pourra retrouver chez Omnibus une anthologie de six romans, dont Soleil vert. Catastrophes. La Fin du rêve ; Terre brûlée ; Soleil vert ; La Goélette des glaces ; Génocides.

 

Le rêve - notre rêve : une société d'abondance qui ne s'embarrasse guère de salir et de gaspiller. Au cœur même des années de croissance, cinq romanciers de  science-fiction se sont interrogés : Si les ressources se révélaient insuffisantes face à la surpopulation ? Si un virus anéantissait les graminées ? Si les abeilles mutaient et devenaient agressives et mortelles ? Si les rivières étaient transformées en égouts à ciel ouvert ? Si la terre était recouverte de glace ?

Notre monde peut-il indéfiniment supporter la fuite en avant du progrès ? Autant de scénarios dans lesquels l'homme n'a qu'un mot d'ordre : survivre.

 

A retrouver, la bande-annonce de Soleil Vert