Le SRPJ de Marseille interpelle quatre éditeurs d'extrême-gauche

Clément Solym - 20.05.2009

Edition - Justice - éditeurs - arrestation - terrorisme


Le service régional de police judiciaire de Marseille vient d'interpeller François et Johanna Bouchardeau, Samuel et Héléna Autexier, anciens directeurs de la maison HB éditions, et éditeurs de la revue plutôt militante, Marginales, ce lundi 18 mai, et les a placés en garde à vue.

Le parquet de Digne a fait mener une enquête préliminaire suite à la diffusion de tracts anti-terrorisme, qui porteraient atteinte à la sécurité du directeur centre du renseignement de l'intérieur, Bernard Squarcini, durant la journée du 8 mai. Dessus, on pouvait voir la plaque d'entrée de la propriété de M. Squarcini.

Des tracts et des caténaires

Les quatre personnes sont membres du Comité de sabotage de l'anti-terrorisme et ont apporté leur soutien à Julien Coupat, arrêté suite aux sabotages perpétrés contre les caténaires de la SNCF.

La Provence, qui dévoile l'affaire, précise que dans le milieu, les personnes sont considérées comme déterminées, mais « pas du genre têtes brûlées. Ils n'ont pas le profil des encagoulés de fin de manifs. La violence, ce n'est pas leur truc ».

Une arrestation grave

Pour le maire de la ville de Forcalquier, Christophe Castaner, où s'est déroulée l'interpellation, l'affaire est grave, attendu que « dans un pays démocratique comme le nôtre, on n'interpelle pas les gens au petit matin parce qu'ils ont diffusé un tract dénonçant un acharnement judiciaire. On a quand même le droit d'émettre des réserves sur une décision de justice ». Selon lui, jamais ces personnes ne se sont montrées violentes, et si elles furent contestataires contre lui, c'est qu'il incarne le pouvoir.

« Une chose est sûre, c'est que ce sont, dans ma commune, des acteurs de la politique du livre », ajoute le maire PS.

Un Comité non-violent

De son côté, Livres Hebdo rapporte les paroles de Me Olivier Lantelme, avocat de trois des membres du CSA, pour qui l'on assiste là une intolérable atteinte à la liberté d'expression. « Ces gardes à vue ont des parfums de chasse aux sorcières. Les personnes concernées sont des gens non violents, militants, qui ont une culture politique forte et font partie d’un comité de soutien aux inculpés de Tarnac. N’ayant pas accès au dossier, je ne sais même pas quels faits on leur reproche et sous quelle qualification pénale on les appréhende. Pourquoi leur réserver un traitement aussi musclé ? Il suffisait qu’on les convoque.»

Et d'ajouter : « Il n’est bien évidemment pas question pour le CSA de faire du mal à quiconque. Le parquet et la PJ ont pris peur à cause d’un simple tract, mais ils sont en train de comprendre qu’ils ont affaire à des gens non violents, et qu’ils font fausse route. » Ils pourraient être libérés sous peu selon lui.



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