Le système éditorial d'Elsevier piraté et ses critiques frauduleuses

Clément Solym - 12.12.2012

Edition - International - Fausse critique - Piratage - Elsevier


Les rédacteurs en chef Ivan Oranski de Reuters Health et Adam Marcus d'Anesthesiology News, ont lancé le site Internet baptisé Retraction Watch. Et depuis quelques mois, l'équipe a réalisé des enquêtes sur les auteurs qui s'inscrivent avec de fausses adresses mail afin de poster des critiques positives de leurs propres travaux. Et voilà que les deux hommes se sont intéressés au système d'Elsevier (SEE) qui a subi un piratage le mois dernier.

 

 

 

 

Selon les deux enquêteurs, les auteurs à l'origine des soumissions critiquées de manière frauduleuse ne seraient pas eux-mêmes directement en cause dans cette affaire de piratage. Néanmoins, ce sont 11 ouvrages provenant de Chine, d'Inde, d'Iran ou de la Turquie qui ont été retirés de trois revues universitaires.

 

« On ne sait pas quels étaient les objectifs des pirates. Il semble étrange de pirater le système pour rédiger un rapport bien écrit et d'arbitrage positif. Jusqu'à présent, Elsevier a dit, qu'il n'a pas vu un lien direct entre les faux examinateurs et les auteurs...

 

Les examens effectués par ces faux examinateurs, il n'est pas surprenant, ont été mal faits, et n'étaient pas conformes aux normes de qualité de la revue. Mais les auteurs, selon Cusano (un rédacteur ndlr), ont été des victimes innocentes de ce problème de piratage, de sorte que le journal a retiré les documents, et a décidé de leur permettre de soumettre à nouveau les manuscrits pour nouvel examen par les pairs. »

 

Une pratique frauduleuse apparemment de plus en plus couramment reproduite sur la Toile (voir notre actualitté), si bien que plusieurs acteurs en appellent désormais à la vigilance.