Vols en bibliothèques : "Il existe des moyens de contournement des systèmes antivol"

Antoine Oury - 24.06.2015

Edition - Bibliothèques - bibliothèque - RFID - Bibliotheca


Un problème récurrent en bibliothèque vient de refaire surface, puisqu’il touche la toute récente médiathèque Françoise Sagan : depuis l’inauguration de cette dernière, le 16 mai dernier, les vols de DVD se sont multipliés. Des actes de malveillance qui coûtent cher, d’autant plus que l’achat des DVD par l’établissement ne correspond pas au prix public des titres acquis, mais sont bien plus onéreux en raison du droit de prêt.

 

Le vigilant site Social Nec Mergitur a signalé les problèmes rencontrés par l'établissement

 

 

« Ces boîtiers ont été retrouvés vides en rayons. Coût moyen : 45 euros pour un DVD simple et 100 euros pour un coffret », informe la bibliothèque auprès de ses usagers, pour tenter responsabiliser et d’obtenir un peu d’aide du public. « Toutefois cette série de vols ne surprend pas les spécialistes, car les objets volés étaient en fait équipés de puces RFID. Et si les DVD n’ont pas sonné aux portiques antivol c’est que les malfaiteurs connaissaient bien les failles de sécurité de cette technologie », précise encore Social Nec Mergitur.

 

Effectivement, il existe un certain nombre de techniques qui permettent de contourner les protections RFID, qui sont apposées sur les boîtiers, mais aussi sur les CD et DVD que ces derniers contiennent, nous confirme Alexandre Walker, le directeur général de Bibliotheca, le prestataire technique choisi pour certains établissements par la Ville de Paris.

 

Outre cette explication, il est également possible que le portique de sécurité soit en panne, mais cela n’a pas grand-chose à voir avec l’automate de prêt en lui-même, précise encore Alexandre Walker.

 

« Une des solutions serait d’adjoindre à la sécurité RFID des boîtiers sécurisés, qui pourraient être déverrouillés sur l’automate de prêt, une fois l’enregistrement effectué », explique Alexandre Walker : un système comparable est utilisé à la médiathèque de Puteaux. « Mais cela génère bien entendu des coûts supplémentaires pour l’établissement, il faudra donc calculer le ratio entre le préjudice subi et le coût de cette sécurité supplémentaire. »