Le territoire mexicain, objet de convoitise pour les sociétés de vente sur Internet

Clément Solym - 28.11.2014

Edition - Economie - Amazon Mexique - commerce életronique - livre produits high tech


L'industrie du commerce électronique au Mexique va découvrir le fabuleux monde d'Amazon, à compter du premier semestre 2015. Les prospections ont débuté voilà bien longtemps, mais jusqu'à lors, la société de Jeff Bezos était restée encore assez discrète. Elle passait exclusivement par le Kindle, pour concurrencer l'installation d'Apple, et commencer son recrutement.

 

 

Urlaub 2005 - México

Mexico - Christian, CC BY SA 2.0

 

 

Au cours de l'année 2014, le chiffre d'affaires de la firme aurait augmenté de 20 %, soit 20,58 millions $. Et poursuit sa prospection, dans un processus d'expansion du commerce en ligne sur le territoire. Le Project Diego, nom de code pour évoquer le déploiement au Mexique, reste encore confidentiel, et la firme ne souhaite pour le moment pas communiquer sur les feuilles de route.

 

Le directeur des contenus Amazon Kindle, Pedro Huerta, dédié à l'Amérique latine, assurait, au cours des derniers mois, qu'il peaufinait la stratégie de développement. L'offre première que le marchand mettrait en place concernerait, selon les observateurs, exclusivement les livres et produits high-tech.

 

Seule consolation pour les acteurs locaux : leur implantation leur confère un certain avantage, assure Marcos Pueyrredon, président de l'institut latino-américain sur le commerce électronique (eInstituto). 

 

La concurrence va toutefois se durcir : le chinois Alibaba a passé un accord avec MercadoPago, et l'approche nouvelle d'Amazon démontre tout l'intérêt des entreprises étrangères pour le marché mexicain. Si les acteurs traditionnels n'avaient pas une forte présence sur Internet, il leur faudra réagir très, très vite, pour s'assurer de ne pas être distancés. 

 

Le PIB du pays a cependant connu une croissance de 2,2 % sur le troisième trimestre 2014, en regard de la même période de 2013.

 

(via El Economista)