Le tirage au sort, remède à la "fatigue démocratique" ?

Nicolas Gary - 05.09.2013

Edition - International - démocratie - tirage au sort - élections


Le tirage au sort serait-il la solution permettant à la Belgique de sortir du « syndrome de fatigue démocratique », ainsi que la présente l'écrivain David Van Reybrouck ? L'auteur belge a publié en septembre 2012, chez Actes Sud, le livre Congo, une histoire, et compte parmi les parrains du G1000, plateforme d'innovation démocratique, initiée en septembre 2012.

 

 

David Van Reybrouck wint de Libris Geschiedenis Prijs op de Nacht van de Geschiedenis

David Van Reybrouck

Nationaal Historisch Museum, CC BY SA 2.0

 

 

Dans son approche, l'auteur préconise, dans un nouveau livre qui doit sortir en octobre, une solution passant par le tirage au sort - pour en finir avec le système des élections. Tegen verkiezingen (Contre les élections, NdR), revient sur un modèle éprouvé au fil des siècles. 

 

Déployé dans la démocratie athénienne, ou encore dans « les républiques florissantes de Venise et de Florence durant la Renaissance », il n'a aujourd'hui plus cours, excepté dans certains États, dans le cadre du système judiciaire. Or, l'écrivain d'origine flamande considère que le système démocratique actuel, et instauré par le biais d'un suffrage depuis 1830 en Belgique, est impuissant. Et qu'il convient de trouver de nouvelles solutions pour impliquer les citoyens dans la vie publique. 

 

En effet, entre le peuple et ses représentants, se sont dressés de nouveaux intermédiaires, comme les médias, plus nombreux que jamais, et qui relaient auprès du public les informations issues du monde politique. L'autre point, ce sont les réseaux sociaux, qui ont modifié en profondeur les comportements, et généré une confusion complète, réunissant tous les groupes sociaux. Il le présentait d'ailleurs dans cette vidéo de juin 2011 :

 

 

 

« Après la Révolution française, ce modèle [le tirage au sort, NdR] n'est plus apparu que dans certains pays », explique-t-il. Et d'ajouter qu'à ce jour, les politiciens, à l'approche de la prochaine élection, se montrent de plus en plus politiques, provoquant chez les citoyens une véritable lassitude. 

 

Grâce au G1000, une série de recommandations a été présentée en 2012, dont l'un des fers de lance est la démocratie participative.

 

 via La Libre