Le vieil homme et l'enchère : Hemingway rapporte gros

Clément Solym - 08.09.2012

Edition - Economie - Ernest Hemingway - vieil homme et la mer - enchères


Dans la série des petites nouvelles sans trop de conséquences pour le devenir de l'humanité - mais plus contraignantes pour le porte-feuille des collectionneurs, cette vente aux enchères, réalisée chez Abebooks. Le spécialiste en livres rares et anciens, propriété d'Amazon, annonce la vente d'un exemplaire de The Old Man and the Sea, pour la modique somme de 18.500 $.

 

 

 

 

Ce qui fait un tout petit peu mal, mais va ravir son nouveau propriétaire. En effet, il s'agit d'une première édition de l'oeuvre, avec une dédicace du romancier en personne : « Avec mes meilleurs voeux », écrivit-il d'une plume alerte. Et pas à n'importe qui, puisque la dédicace va à Maxwelle Perkins, éditeur de ses romans, mais également de F. Scott Fitzgerald. En 1953, le livre recevait le prix Pulitzer, et l'année suivante, Hemingway remportait le Nobel de littérature.

 

Belle aventure, pour ce livre qui, à l'époque, avait coûté 3 $ à imprimer...

 

L'ouvrage prend ainsi la troisième place des meilleures ventes du mois d'août, pour cette édition de septembre 1952, mais positionne aussi Hemingway comme l'une des futures valeurs sûres du marché. 

 

Le meilleur vendeur du mois est toutefois... un Français, en l'occurrence Antoine Verard avec Mystere de la Vengeance de Notre Seigneur by Eustache Mercade, publié en 1941 à Paris, et vendu pour 20.000 $. Il manque pourtant seize feuilles à cet exemplaire, sauf que l'on ne connaît qu'une seule version complète au monde... située à la BnF. 

 

Une lettre d'Amédée Boinet était vendue avec l'ouvrage, pour confirmer la rareté de ce livre. (via Galley Cat)