Le Wytfliet Atlas : volé voilà 450 ans, il revient en Suède

Clément Solym - 28.06.2012

Edition - International - Atlas - voler - Suède


Un bibliothécaire en chef avait dérobé, voilà une dizaine d'années, à la bibliothèque royale de Suède, cet Atlas, âgé de 415 ans. Mais puisque les voyages forment la jeunesse, l'ouvrage a été rendu à son pays d'origine, après qu'on l'a retrouvé à la NYC Gallery. Seuls huit exemplaires existent à travers le monde, ce qui en fait l'une des pièces convoitées les plus agréables à retrouver…

 

Anders Burius était le directeur du département des manuscrits, à la bibliothèque royale. Et en partant, il avait emporté avec lui 56 ouvrages anciens, dérobé entre 1995 et 2004, soit la quasi-totalité du temps où il occupa ce poste.

 

Probablement rongé de remords, l'homme s'était suicidé, après avoir avoué, en 2004, son crime. Et c'est dans le quartier de Stockholm, où il résidait, qu'à l'occasion d'une libération temporaire, il avait décidé de se donner la mort.

 

 

 

Cet Atlas, fabriqué en 1597, était à la disposition des rois et des reines de Suède depuis toutes ces années, explique Greger Bergvall à l'AP. « Il est primordial, parce que c'est l'unique copie du Wytfliet Atlas, en Suède. » 

 

Avec 19 cartes - et notamment la première carte imprimée de ce qui était considéré comme la Californie - cet ouvrage était déjà un rescapé de l'incendie qui e 1697 avait détruit quelque 18.000 des 23.000 ouvrages de la bibliothèque.

 

C'est en juin 2011 que le livre refit surface, lorsque la bibliothèque royale découvrit qu'il était mis en vente par l'Araser Galleries. Le revendeur, manifestement inconscient de ce qu'il avait dans les mains, s'était retourné vers Southeby's, où il avait acheté le livre dans les années 2000. Et la maison d'enchères de confirmer qu'elle avait acheté le livre à un revendeur, à qui Burius l'avait refourgué.

 

Il sera maintenant rendu à la bibliothèque de Suède, après avoir été découvert dans la galerie new-yorkaise. « Nous ne pourrions pas être plus heureux à l'idée que ce trésor national va finalement rentrer chez lui », expliquait Gunilla Herdenberg, responsable de l'établissement suédois.