Leclerc : investir sur internet pour développer une offre puissante

Cécile Mazin - 15.04.2015

Edition - Economie - Michel Edouard Leclerc - établissements enseigne - internet commerce


Déclaration fracassante du PDG des établissements qui portent son nom, Michel Édouard Leclerc annonce sur BFM qu'il va réaliser de considérables investissements, afin de consolider l'activité sur internet. Depuis 2014 et jusqu'en 2016, les adhérents vont permettre la création de 10.000 emplois nets, mais la toile intéresse tout particulièrement MEL.

 

 

Michel-Edouard Leclerc - Prix Landerneau Découvertes et Roman 2015

ActuaLitté, CC BY SA 2.0 

 

 

Au cours des prochaines années, le PDG chiffre son projet de portail, en mesure d'accueillir les 65 millions de consommateurs français potentiels. « 20 à 30 millions d'euros, plus, en logistique, 500 à 600 millions € par an, pendant deux ans... plus des points relais, des drives... » L'addition va être salée pour parvenir à s'imposer sur la toile.

 

« Sur trois ans, Leclerc investit un milliard d'euros, dont la moitié en logistique, et ce sont 10.000 emplois, qui ne sont pas forcément les emplois que l'on avait avant. » Une création de 10.000 emplois nets, affirme le PDG, sur les trois années à venir, un véritable engagement pris à l'antenne. « Même moi, cela m'effraie un peu », assure-t-il. 

  

Aujourd'hui, la société réalise, par internet, 2 milliards € de chiffre d'affaires, contre 44 milliards € réalisé sur l'ensemble des enseignes. Et ce, alors que le site n'existait pas réellement voilà cinq ans.

 

Mais pour ce qui concerne le livre, le PDG expliquait à ActuaLitté, mi-mars, que si « l'avenir du livre est numérique, le numérique ne fait pas l'avenir des libraires ! Demandez-le aux anciens disquaires » !

 

Et un peu plus tôt dans l'année, il avait déjà renouvelé cette vocation : « Notre pari, c'est que le livre papier a encore une longue vie devant lui, pour peu que l'on ne réduise pas l'offre accessible, notamment dans nos provinces, où le métier de libraire est particulièrement en difficulté. Ce n'est pas incompatible avec la digitalisation, voire la mise en ligne des livres sur Internet, mais notre priorité reste de mettre le livre-objet dans les mains du public »

 

Concurrencer Amazon passe donc par une approche bien différente.