Lecteurs, bibliothécaires, auteurs, tous contre les DRM

Clément Solym - 11.03.2011

Edition - Société - verrous - numeriques - lecture


Cher lecteur. Je t'écris aujourd'hui, parce que toi aussi, probablement, depuis que tu as fait l'acquisition d'un lecteur ebook, les verrous numériques sont devenus l'une des problématiques auxquelles tu te heurtes.

Certes, plusieurs éditeurs ont décidé de ne pas truffer leurs livres de ces cochonneries, qui freinent les ventes. Aldus en a dressé une indispensable liste. Et encore, presque faudrait-il ne pas se plaindre, puisqu'en France, le format ePub est devenu la norme, et le parc de lecteurs ebook vendus supporte ce format - en croisant les doigts pour qu'il supporte aussi le format ePub, gavé aux DRM...


Mais pense un instant aux Américains, qui achètent des ePub, avec DRM, et ne peuvent pas les lire, après modification du fichier, sur leur Kindle. Le DRM, c'est ce qui fait que jamais l'on n’est propriétaire du livre numérique que tu as acheté. Cette restriction, fixée arbitrairement, dans une pure perspective de contrôle de la part de celui qui a produit le fichier, est une aberration. (Via The Digital Reader)


Preuve : ceux qui vendent sans DRM vendent mieux. Surtout quand leurs prix sont attractifs... Eh bien, lassés de cette situation, un site a été lancé ReadersBillofRights.info.

Un seul slogan, décliné en fonction : bibliothécaire, lecteur, auteurs, avec une déclaration des droits pour les livres numériques
  • Possibilité de conserver, d'archiver et de transférer les oeuvres achetées
  • Possibilité de créer une copie papier de l'article dans son intégralité
  • Les livres numériques doivent être disponibles dans un format ouvert (NdR : lisible sur plusieurs appareils et non un seul)
  • Le choix d'appareils pour accéder à ses livres (NdR : qu'au terme de trois ans
  • Les informations sur le lecteur resteront privées (NdR : faire en sorte que ces données ne puissent pas être utilisées)