Lecture de chevet : 36 % de mauvaises mères négligent leur enfant

Nicolas Gary - 12.09.2013

Edition - International - lecture de chevet - livres pour enfants - lire avant de s'endormir


Pour attirer la chalande - et moins le chaland, qui achète peu de vêtements pour ses enfants - la société Littlewoods, spécialisée dans les fringues et l'ameublement, vient de présenter une intéressante étude. Celle-ci dit, en substance, que l'habitude de lire des histoires à ses enfants avant qu'ils ne s'endorment fond plus vite que les glaces du pôle. 

 

 

#child #sleep #book

- Tiens, débrouille-toi !

- Mais maman, j'apprends à lire que l'an prochain

Marcus Vegas, CC BY SA 2.0

 

 

En effet, le stress et le manque de temps font que seuls 13 % des parents lisent tous les soirs une histoire à leur progéniture. « Il était une fois... l'histoire d'un enfant qui n'avait pas sa petite lecture de la journée. » Une sorte de vilain conte, mais bien réel, celui-ci. 2000 mamans se sont prêtées au jeu de l'enquête, toutes ayant des enfants entre 0 et 7 ans. 

 

Seules 64 % d'entre elles assurent qu'elles lisent des histoires de chevet à leurs enfants, alors que 91 % des répondantes en profitaient quand elles étaient elles-mêmes enfants. 

 

Ce qui est bon, avec ce type d'étude, c'est qu'en prenant conscience de cela, on va réussir à culpabiliser les mamans, qui se flagelleront d'être de mauvaises mères, et plongeront dans une dépression qui se répercutera sur leurs enfants. 

 

C'est qu'avant, ma bonne dame, c'était mieux. La génération précédente lisait plus pour endormir ses enfants. 13 % des répondants lisent chaque soir une histoire à leur fils ou fille, quand elles étaient 75 % à en bénéficier tous les soirs. Aujourd'hui, les parents lisent une histoire en moyenne trois fois par semaine. 

 

Un résultat qui culpabilisera plus encore les parents, sachant qu'ils sont 87 % à considérer que les lectures de chevet sont primordiales dans le développement de leur enfant, et pour son éducation. D'ailleurs, une récente étude vient de leur donner plus raison encore qu'ils ne le pensaient : lire, pour le plaisir, ça améliore même les résultats en maths. 

 

Généralement, les parents estiment qu'ils sont trop stressés, à 9 %, ou qu'ils manquent de temps, à 13 % pour le faire. 

 

En revanche, la palme des parents démissionnaires revient à cette moitié de personnes dont les enfants trouvent plus intéressants la télévision, les jeux vidéo, les jouets. Ils seraient même 4 % de parents à ne pas posséder de livres du tout.

 

(via Guardian)