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Lecture : Kate Moss l'emporte sur Balzac par KO

Clément Solym - 27.03.2008

Edition - Société - lecture - livres - tabloïds


« C'est trop long » ou « Y'a trop de personnages » et le sempiternel « C'est nul »... Autant de phrases que l'on a pu entendre émanant de ces chères têtes blondes et qu'une nouvelle étude vient de mettre en évidence : les enfants ne lisent plus. Mais quand ils lisent, ce sont des magazines stériles ou des tabloïds sans âme.

Presse people contre littérature tout court

Les pop-stars, comme Britney Spears Amy Winehouse, ou la brindille Kate Moss l'emportent ainsi haut la main sur des Pullman, et ne parlons pas de Balzac. Et quoi de plus contemporain, ils privilégieront volontiers le surf sur Intenet (séries, et télévision) à la lecture expliquent des experts en littérature.

Situation désespérée ? Pas tant que ça. Pour certains, il faut encourager les enfants à lire, peu importe ce qu'ils lisent. The National Year of Reading a pourtant montré dans une étude réalisée en Angleterre que même Shakespeare avait été mentionné et expédié très vite quand on demandait « quel livre votre professeur vous a fait lire ? ».

Quelles préférences ?

Dans le top 10 de leurs lectures, on trouve les paroles de chansons sur le net, leur blog (ou celui de leurs amis) et les scénarios de films. Pour autant, Rowling, toujours elle, sauve la mise, en arrivant première dans la liste des livres favoris. Viennent ensuite le Journal d'Anne Frank, des livres d'Anthony Horowitz et le tome 2 de la série de CS Lewis (Le Lion, la sorcière et l'armoire magique avait été élu récemment meilleur livre pour enfant de tous les temps).

Alors ? Sue Palmer, consultante en littérature redit cependant que la lecture aide au développement de l'esprit des enfants. « Il existe des recherches démontrant que l'on des meilleurs critères de réussite scolaire réside dans le nombre de livres avalés avant l'âge de 16 ans. La lecture de magazine ou sur le net pose le problème suivant : elle n'offre pas une ligne narrative semblable à celle d'un roman. »

Le dur métier de lecteur

Certes, il faut de l'endurance, et des efforts pour se concentrer et s'imprégner des mots. Cette relation qui s'établit entre le lecteur et l'auteur par le biais des pages n'est en rien comparable à ce que l'on ressent en feuilletant un magazine. « C'est cette interaction spécifique qui fait tout le plaisir de la lecture, et qui, finalement, change quelqu'un en lecteur », poursuit Sue.

« Le droit de lire n'importe quoi. », Daniel Pennac

Les 1.340 enfants interrogés, âgés de 11 à 14 ans (en Angleterre), ont ainsi classé les lectures qu'ils aimaient le moins, à commencer par Shakespeare, les encyclopédies et les dictionnaires et que même les Comics (les histoires de super héros) les blasaient. Facebook ne les impressionne pas non plus. 45 % d'entre eux se sont entendus dire par leurs parents que ce qu'ils lisaient n'était pas de la bonne littérature. « Les jeunes contestent nos définitions traditionnelles de la lecture et des livres, mais ils le font néanmoins avec enthousiasme » relativise Wilson Flecher, directeur de la NYR.

Le journal d'Anne Frank, cité dans les lectures favorites en estomaquera pourtant plus d'un.


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