Lecture : viser les jeunes et enfants qui ne partent pas en vacances

Cécile Mazin - 20.03.2015

Edition - Société - Fleur Pellerin - lecture jeunes enfants - Salon livre Paris


En visite sur le Salon du livre de Paris pour l'inauguration du 19 mars, la ministre de la Culture a réalisé un vaste tour. L'occasion de revenir sur la fête de la lecture, qui sera organisée cet été. Tournée essentiellement vers les jeunes publics, cette célébration accompagnera différentes actions que mènera le ministère pour la lecture publique.

 

Fleur Pellerin - Salon du Livre de Paris 2015

 

 

Une récente étude menée par Ipsos pour le Centre national du livre indiquait que les jeunes et les hommes ont des pratiques de lecture plus occasionnelles que les femmes. Les 15-24 ans lisent de manière moins régulière (35 % tous les jours ou presque) et leurs pratiques de lecture diffèrent fortement de celles de leurs aînés : seulement 40 % d'entre eux déclarent lire essentiellement pour les loisirs, 23 % lisent essentiellement pour leurs études et 36 % pour les deux. 60 % lisent donc dans le cadre de leurs études.

 

La ministre, citée par l'AFP, a indiqué sa volonté de cibler tout particulièrement ce public, pour enrayer ce qui semblerait être un désintérêt pour le livre. « Il est temps d'essayer de viser prioritairement les jeunes et les enfants qui ne peuvent pas partir en vacances l'été et donc d'essayer de s'adresser à eux avec leurs codes, leurs mots, leurs usages avec l'idée de les attirer toujours plus nombreux vers le livre. »

 

Pour les pouvoirs publics, amener un maximum de jeunes vers les livres et la lecture constituera l'un des défis spécifiques, répondant aux impératifs de l'édition, et plus encore, des auteurs.  

 

La ministre, lors du Salon du livre jeunesse de Montreuil, affirmait déjà avoir fait de « l'accès à la lecture l'une de [s]es priorités ».

 

Et d'ajouter alors : « Développer le goût de la lecture chez les plus jeunes, et leur permettre de faire du livre un ami, je crois que c'est aussi la mission de mon ministère, et mon intention la plus forte. Mon ambition, comme l'a dit le Premier ministre récemment, c'est de réaffirmer le rôle de la culture, non seulement comme élément indispensable de l'émancipation, de la construction de soi. Mais également quelque chose qui tient aussi à notre contrat social, aux raisons pour lesquelles notre société tient ensemble. Ce que nous avons, tous, en partage. »

 

La fête de la littérature prévue pour la seconde moitié du mois de juillet, doit intégrer librairies et bibliothèques, mais avant tout, précisait la ministre, « trouver le grand public là où il est ».