Lee Child amateur de marijuana : "J'ai fumé de l'herbe durant 44 ans"

Nicolas Gary - 19.08.2013

Edition - International - Lee Child - marijuana - écriture rasoir


Selon Lee Child, ce n'est pas le pinard, qui devrait être obligatoire, mais bien le pétard. Dans un entretien accord au Daily Mail, le romancier vient de livrer quelques-unes de ses ficelles d'écrivain. Pour transformer son écriture, qu'il qualifiait de rasoir, l'homme s'est mis au tétrahydrocannabinol, ou THC, la molécule active que l'on trouve dans l'herbe...

 

 

Lee Child

Mark Coggins, CC BY 2.0

 

 

« J'ai fumé de l'herbe durant 44 ans, cinq soirs par semaine. Je suis l'exemple typique qui démontre que cela ne peut pas vous faire beaucoup de mal », lance Child sans honte. Et d'expliquer qu'il préfère d'ailleurs la pipe, parce qu'il n'a jamais été très bon pour rouler ses propres splifs. My Goodness !?

 

Né à Birmingham, avant d'émigrer en Amérique en 1999, après la publication de son premier roman, écoulé à 70 millions d'exemplaires, Child sort ce 28 août son nouveau roman, Never Go Back, le 18e. Un livre qui parle de vengeance, le fil directeur d'une oeuvre, à l'origine de son immense succès.

 

À l'âge de 58 ans, l'homme vit de manière plutôt dépouillée, et dans son appartement de Manhattan, on trouve surtout du café... et de la marijuana. « Je suis assez indifférent à la nourriture. Je dois manger, évidemment, mais je travaille mieux quand j'ai faim. » Et l'herbe, cela fait partie de son alimentation, depuis qu'il a 14 ans, date à laquelle il eut son premier rapport sexuel, en avril 1969. « C'était un week-end fantastique. Pas quelque chose que l'on oublie facilement. » 

 

Et c'était les années 60, également.

 

Sa vie professionnelle, ce fut autre chose : après 18 années passées à la direction de Granada Television, il fut licencié en 1995. A 40 ans, son nom figure sur la liste des vils syndicalistes qui empêchent le patronat de régner en maître. « Nous étions dans la merde. Je devais trouver un nouveau boulot. Et vite », se souvient-il. C'est alors qu'il se met à écrire, et propose Killing Floor, un succès immédiat. « La fiction est toujours autobiographique. Je voulais briser les jambes de certaines personnes chez Granada. »

 

Les États-Unis, pour lui, c'est l'Eldorado : la consommation de marijuana n'est pas considérée comme un délit majeur. D'ailleurs, selon lui, la consommation devrait être rendue obligatoire. 

 

Aujourd'hui, vivant dans un certain anonymat, qu'il apprécie particulièrement, Lee Child est très loin du star-system : la vraie star, c'est Jack Reacher, incarné l'an passé au cinéma par Tom Cruise. « Quand quelqu'un entre dans une librairie, il demande le nouveau Reacher, pas le nouveau Lee Child. » La question est de savoir ce que Reacher doit donc au cannabis...