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Les ados post 11 septembre veulent lire des mondes totalitaires

- 01.12.2010

Edition - Société - dystopie - totalitaire - litterature


Les Monades urbaines, de Silverberg; Farenheit 451 de Bradbury ou encore 1984 d'Orwell et Le meilleur des mondes d'Huxley... Le point commun est évident : des univers totalitaires, autocratiques, voire despotiques, où les libertés individuelles sont sclérosées...

En littérature, ces oeuvres sont le contraire des utopies, on les appelle dystopie. Babelio propose d'ailleurs une liste d'ouvrages non exhaustive à découvrir.

Et la dystopie, nous apprend l'AFP fait partie du mouvement dans lequel les jeunes se précipitent. Après la mouvance fantastique, option loups-garous et vampires, le lectorat adolescent s'est passionné par ces mondes totalitaires, ces contre-utopies, qui nous viennent des.... États-Unis.


Et pour cause, au sortir du 11 septembre 2001 et de la tendance ultrasécuritaire qu'a adoptée le gouvernement, la production de livres s'en est ressentie et désormais, plusieurs auteurs ont fait de ce genre leur marque de fabrique, comme Suzanne Collins, avec Hunger Games, best-seller mondial.

Avec déjà trois titres, dont le dernier arrivera en mai 2011, des adaptations cinématographiques sont évidemment prévues. Natacha Derevitsky, directrice littéraire chez Pocket Jeunesse, décrypte avec l'AFP le phénomène littéraire de la dystopie : « Il repose sur le sentiment de catastrophe imminente dans l'inconscient collectif. »

Et depuis que l'on sait combien l'envie de se faire des angoisses et de jouer sur la catharsis d'un monde que l'on redoute, mais qui s'instaure progressivement autour de nous, les éditeurs se sont engouffrés et pas un qui désormais ne se lance dans la brèche.

Citons ainsi, Chroniques de la fin du monde, à venir en mars chez Pocket, ou encore Gone, série dont le 4e tome sortira en novembre 2011...