Les adresses IP de pirates dans la ligne de mire des éditeurs

Julien Helmlinger - 20.09.2013

Edition - International - Piratage - Royaume-Uni - Publishers Association


22, v'la la Publishers Association. L'organisation d'éditeurs britannique soutient vigoureusement la création à Londres de la Police Intellectual Property Crime Unit (PIPCU), une nouvelle brigade de répression spécialisée dans la chasse aux adresses IP impliquées dans le piratage d'oeuvres intellectuelles. Outre un apport au financement du PIPCU, l'association entend ainsi s'impliquer dans la défense du copyright avec policiers et ayants droit.

 

 

 

 

Comme en fait état TeleRead, le PDG de l'association, Richard Mollet, a annoncé : « Le lancement de la PIPCU est un développement extrêmement important, dans la lutte contre la criminalité visant la propriété intellectuelle en ligne et qui sape les industries créatives sur une base quotidienne. »

 

Si Richard Mollet s'enthousiasme et applaudit l'Intellectual Property Office pour avoir financé cette mesure, on peut se demander si la cible visée est bien la bonne si l'objectif est bien de défendre les auteurs et les éditeurs du monde du livre.

 

Le piratage d'oeuvres intellectuelles touchant plus vivement des produits comme les logiciels informatiques, CD et DVD, et le coût nécessaire au flicage d'un contrevenant étant bien plus élevé que celui de la production d'un ebook, le livre risque d'être à la traîne dans la liste des priorités de l'unité policière.

 

Semble en attester notamment la première mission du PIPCU annoncée par le service de presse de la City of London Police. Celle-ci aurait conduit à la saisie de DVD, d'une valeur de vente estimée à  40.000 £, de titres piratés comprenant Game of Thrones , CSI ou encore The Vampire Diaries.

 

Réel progrès dans la protection des ayants droit, ou simple poudre aux yeux ?

 

(via TeleRead)