Agnès Saal : une circulaire de Fleur Pellerin pour le 'bon usage' des frais professionnels

Clémence Chouvelon - 10.06.2015

Edition - Société - Agnès Saal - Fleur Pellerin - INA Ministère Culture


Jean-Noël Jeanneney, ancien patron de la BNF, Alain Seban, ancien président du Centre Pompidou, et Dominique Wallon, ancien directeur général du CNC, tous trois anciens patrons d'Agnès Saal, ont témoigné pour l'ex-patronne de l'INA, épinglée pour ses frais de taxis. Ils dénoncent un « lynchage ». Dans le même temps, Fleur Pellerin a annoncé l'envoi d'une circulaire auprès de ses employés ministériels, visant à renforcer les contrôles.

 

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication - Voeux à la presse 2015
(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

 

« Agnès Saal a commis des fautes. Il ne nous appartient pas d'en discuter. », ont déclaré les trois ex-patrons d'Agnès Saal dans une tribune de Libération, « face à un déchaînement collectif qui continue d'enfler, nous avons à cœur de témoigner en sa faveur, car nous ne pouvons plus supporter de voir, au-delà de la faute commise, reconnue, sanctionnée, son honneur foulé aux pieds. » Et d'ajouter : « Il nous revient de témoigner de son engagement sans limites en faveur de l'intérêt collectif et de sa créativité dans les fonctions où nous l'avons vue à l'œuvre jour après jour. » 

 

Agnès Saal a été contrainte de démissionner de son poste de présidente de l'INA après la révélation sur ses frais de taxis, de 40.000 euros en dix mois. 6700 euros auraient été dépensés par son fils, qui connaissait le code de réservation de sa mère pour la compagnie de taxis G7.

 

Parallèlement, la ministre de la Culture va envoyer une circulaire afin de rappeler au personnel le « bon usage » des frais professionnels. Elle promet également le renforcement des contrôles à la fois au sein de son ministère et dans les établissements qui en dépendent, tels que la Bibliothèque nationale, l'Opéra, ou les grands musées. (via RTL

 

Après cette affaire des frais de taxis, l'intégration de l'ancienne présidente de l'INA au ministère de la Culture avait suscité de vives polémiques. Le président de la République aurait passé « une soufflante » à Fleur Pellerin pour ce reclassement, une information rapidement démentie par l'Élysée.