Les auteurs à succès se tournent vers les eBooks

Clément Solym - 20.02.2008

Edition - Les maisons - eBooks - auteurs - succès


Les deux plus gros éditeurs de Grande-Bretagne sont sur le point de mettre à disposition des dizaines de probables best-sellers à lire sur un écran de poche cet automne, ce qui annonce après plusieurs tentatives ratées, l’arrivée attendue des « e-books » électroniques.


La technologie entraîne le marché

Random House et Hachette, qui à eux deux contrôlent un peu plus de 30% du marché du livre en Grande-Bretagne vont offrir des versions téléchargeables d’œuvres d’auteurs tels que Delia Smith, Ian McEwan et Michael Parkinson. Tous les autres gros éditeurs établissent leur calendrier pour suivre la démarche, et lancer les livres à un prix moindre que celui des livres reliés.

Les éditeurs se tournent vers les livres électroniques suite au lancement de deux appareils concurrents qui sont attendus dans les rayons de Grande-Bretagne dans les mois à venir : le Reader de Sony (dont la version spéciale Saint Valentin ne gâchait rien...) et le Kindle d’Amazon.

Facilité d'usage et de consommation

Ils permettent de télécharger des centaines de romans des sites d’éditeurs ou de distributeurs sur un appareil de poche très léger pour la somme de 200 livres. On tourne les pages sur l’écran tactile plutôt qu’en tapant sur un bouton, et les mots sont formés par de l’encre noire chimique électronique à travers une surface blanche au lieu de la lumière éblouissante d’un écran d’ordinateur ordinaire.

Fionnuala Duggan, chef du département digital chez Random House, ayant laissé son empreinte chez Ebury, Hutchinson et Century affirme que « ni le livre traditionnel ni les bouquineries ne vont disparaître, mais c’est un changement majeur, avec un grand nombre d’ouvrages dorénavant disponibles en e-books, tout ça grâce à une technologie nettement plus performante ».

On espère qu’il sera possible comme aux États-Unis de télécharger des livres sur n’importe quelle plateforme plutôt que d’être cantonné au Reader ou au Kindle. Cela éviterait une bataille entre Sony et Amazon qui tournerait à la guerre des formats avec des technologies incompatibles comme dans les années 80 entre les deux concurrents de format vidéo : VHS et Beta max.

Des verrous électroniques assez mal vus

« Nous espérons qu’il y aura une interopérabilité » explique Duggan. En d’autres termes, que les livres s’afficheront sur n’importe lequel des appareils ». Les maisons d’édition restent prudentes pour appréhender jusqu’à quel point les livres électroniques vont remplacer la version papier, en partie à cause des nombreux faux décollages de la technologie du livre informatisé. De nombreux ouvrages furent publiés sur Cd-rom dans les années 90, mais le marché déclina à mesure que cette technologie fut supplantée par Internet.

Une nouvelle vague pour la publication

Il y a sept ans, l’écrivain d’horreur Stephen King autopublia son livre La Plante sur Internet. Il le mit à disposition chapitre par chapitre, mais abandonna le projet après le 6e épisode. D’autres livres ont été publiés sur Internet, mais ils restent une minorité, principalement à cause du fait que la technologie n’était que peu pratique, obligeant le lecteur à faire défiler le texte sur un écran d’ordinateur pour lire une page. Toutefois, les maisons d’édition pensent que le public serait prêt à accepter les livres informatisés si l’on en croit le succès de la nouvelle technologie aux États-Unis.

Comment tricher en cuisine, de Delia Smith a été publié la semaine dernière par Ebury, et sera disponible sous forme de livre électronique plus tard cette année. Ainsi que la plupart des romans de Terry Pratchett et les récents livres de Joanne Harris et Ian McEwan. La publication électronique de deux autobiographies de célébrités par Michael Parkinson et Julie Walters est prévue chez Hodder & Stoughton et Weidenfeld & Nicholson, tous deux appartenant à Hachette.

Clef de la réussite, ou simple solution alternative ?

Aux États-Unis, Le Reader de Sony et le Kindle d’Amazon sont en vente depuis l’automne dernier et près de 90 000 œuvres sont disponibles sur ces plateformes. Les clients peuvent acheter sur Amazon qui ensuite télécharge les livres de leur site sur le Kindle. Cela prend moins d’une minute pour recevoir un livre de taille moyenne.

Le premier appareil à être lancé sur le marché britannique sera le Reader de Sony, a priori à la fin du printemps. Aux États-Unis, Le fabricant a travaillé avec la chaîne de bouquineries Borders pour que les clients puissent acheter l’appareil et télécharger des livres dans chaque succursale. En Grande-Bretagne, les discussions sont en cours avec Waterstone.

À long terme, les maisons d’édition prévoient de publier non seulement les nouveaux ouvrages, mais aussi les anciens tirages. Mettant un terme par la même occasion au problème des livres épuisés faute de nouvelles impressions. De leur côté, les bouquineries aux États-Unis ont déjà commencé à s’adapter à la littérature électronique. La semaine dernière, la succursale de Borders à Ann Arbor dans le Michigan a dévoilé son enseigne digitale concept dans lequel les clients peuvent acheter le Reader et télécharger des romans. Ils peuvent aussi imprimer des photos et acheter de la musique téléchargée ou des CD gravés.


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