Les auteurs de La frondeuse entendus par le tribunal

Julien Helmlinger - 21.03.2013

Edition - Justice - La frondeuse - Justice - Atteinte à la vie privée


Ce mercredi, le tribunal de grande instance de Paris recevait les dépositions des auteurs de la biographie La frondeuse, les journalistes Alix Bouilhaguet et Christophe Jakubyszyn. Tandis que la première dame Valérie Trierweiler a séparé ses poursuites pour atteinte à la vie privée de celles pour diffamation, qui devraient être jugées par la suite, l'audience concernait le premier chef d'accusation.

 

 

 

 

La compagne du président a assigné devant le tribunal de grande instance de Paris les auteurs du livre, les journalistes Alix Bouilhaguet et Christophe Jakubyszyn, ainsi qu'Yves Derai, directeur des éditions du Moment, et elle leur réclame désormais 40.000 € de dommages et intérêts qu'elle promet de réserver à des associations caritatives.

 

Tandis que l'évocation d'une ancienne relation qu'aurait entretenue Valérie Trierweiler avec le député UMP Patrick Devedjian se retrouve au coeur du différend, les accusés ont été entendus au sujet des démarches mise en oeuvre dans le cadre de l'écriture du livre. Des questions de procédure, jugées tortueuses, ont également été évoquées au cours de la première partie de l'audience.

 

Investigation à l'américaine

 

Au micro de la XVIIe chambre correctionnelle, présidée par Maître Mongin, la reporter de France 2 Alix Bouilhaguet a détaillé sa méthode d'investigation. Elle affirme travailler « à l'américaine », en posant des questions et notant ses réponses dans son cahier. 

 

Selon elle, les journalistes ont rencontré Valérie Trierweiler à Washington lors d'un rendez-vous unique, le 18 mai 2012. Et la compagne de François Hollande se serait « spontanément » confiée sur sa vie privée, avec abondance et notamment au sujet de ses enfants, avant de porter plainte pour atteinte à sa vie privée. L'auteure affirme qu'il n'y avait aucune ambiguïté dans leur manière de travailler et qu'accord avait été convenu et respecté de ne pas utiliser les déclarations placées entre guillemets au cours de l'entretien.

 

Lorsqu'une assesseure demande si la supposée relation intime entre la première dame et Patrick Devedjian a été évoquée au cours de l'interview, la journaliste affirme que non, et que la rumeur objet de la plainte pour diffamation, a émergé au fil de l'enquête.

 

Une déposition confirmée par Christophe Jakubyszyn, qui précise que c'est Édouard Balladur qui aurait confirmé une rumeur voulant que Patrick Devedjian et François Hollande aient tous deux courtisé la désormais compagne du président. Selon le coauteur : « On ne fait pas le CV sentimental de Valérie Trierweiler. Nous sommes des journalistes politiques. »

 

Misogynie et trahison de confiance

 

Du côté de la plaignante, l'avocate Frédérique Giffard estime que sa cliente a été abusée par les auteurs, par le biais de l'atmosphère de camaraderie instaurée au cours de l'entretien. Véhémente, et connue pour son combat contre la presse people, elle accuse l'éditeur Yves Derai de s'être fait « une spécialité de s'en prendre aux femmes ». Référence à la publication de biographies de Bernadette Chirac, Cécilia Sarkozy et Carla Bruni.

 

Alors que Patrick Devedjian a lui-aussi assigné l'ouvrage pour diffamation, l'audience pour cette plainte a été renvoyée à la date du 15 avril prochain.

 




Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.