Les auteurs français décidés à se faire entendre au niveau mondial

Clément Solym - 08.02.2016

Edition - International - contrats auteurs - droits auteur défense - CPE représentation


Les fêtes n’étaient pas achevées que les trois organisations d’auteurs anglophones expédiaient une lettre ouverte aux éditeurs américains, australiens et britanniques. La Society of Authors (UK), l’Authors Guild (USA) et l’Australian Society of Authors contestaient ouvertement les contrats proposés : « Sans une réforme sérieuse du contrat, l’auteur professionnel deviendra une espèce menacée et les éditeurs – ainsi que la société plus globalement – se retrouvera avec de moins en moins d’œuvres de qualité. » Et la France entre maintenant dans la danse.

 

Writer's Block II

Drew Coffman, CC BY 2.0

 

 

Le Conseil Permanent des Écrivains, réunissant les organisations françaises, avait salué la campagne menée début janvier, « en faveur de contrats équitables ». L’opération avait débuté en 2015, avec la publication d’articles qui débroussaillaient le champ contractuel. « Le CPE a été heureux de s’associer à cette lettre, qui appelle les éditeurs à reconsidérer les termes des contrats qu’ils offrent aux auteurs sur des points essentiels et à entamer un dialogue avec leurs représentants », affirmait le CPE.

 

Dans le même temps, l’International Authors Forum, IAF, installé dans 65 pays et rassemblant plusieurs centaines de milliers d’auteurs, avait fait paraître 10 principes « pour des contrats équitables ». 

 

Et depuis le 29 janvier, le CPE a décidé d’adhérer à l’IAF, devenant ainsi le 50e membre de l’organisation. Autrement dit, les 17 groupes représentant écrivains, traducteurs, scénaristes, illustrateurs, dramaturges, au sein du CPE, disposeront d’une voix à travers l’IAF. « Nous sommes heureux d’inclure les auteurs français au sein du réseau de l’IAF, avec la présence du CPE », indique l’IAF. 

 

Alors qu’il n’existe aucune structure indépendante internationale en mesure de représenter les intérêts des auteurs, que ce soit pour la défense de leurs droits ou la négociation de contrat, l’IAF a pour vocation de créer ce réseau. De la sorte, il pourra renforcer la présence des auteurs, et leur représentation, efficiente, au niveau mondial. 

 

Ce 1er février, l’IAF a publié un petit livre, disponible ci-dessous en français, portant la parole d’auteurs à travers le monde, et faisant suite aux rencontres de Genève, en décembre 2015.

 

 


Pour approfondir

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Autoportrait de l'auteur en coureur de fond

de Haruki Murakami

Journal, essai autobiographique, éloge de la course à pied, au fil de confidences inédites, Haruki Murakami se dévoile et nous livre une méditation lumineuse sur ce bipède en quête de vérité qu'est l'homme... Le L avril 1978, Murakami décide de vendre son club de jazz pour écrire un roman. Assis à sa table, il fume soixante cigarettes par jour et commence à prendre du poids. S'impose alors la nécessité d'une discipline et de la pratique intensive de la course à pied. Ténacité, capacité de concentration et talent : telles sont les qualités requises d'un romancier. La course à pied lui permet de cultiver sa patience, sa persévérance. Courir devient une métaphore de son travail d'écrivain. Courir est aussi un moyen de mieux se connaître, de découvrir sa véritable nature. On se met à l'épreuve de la douleur, on surmonte la souffrance. Corps et esprit sont intrinsèquement liés. Murakami court. Dix kilomètres par jour, six jours par semaine, un marathon par an. Il court en écoutant du rock, pour faire le vide, sans penser à la ligne d'arrivée. Comme la vie, la course ne tire pas son sens de la fin inéluctable qui lui est fixée...

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