Les bibliothèques de Russie disponibles en 2015 sur applications

Nicolas Gary - 28.08.2014

Edition - Bibliothèques - bibliothèque russie - livres numérisation - smartphone lecture


Le fonds des plus importantes bibliothèques de Russie sera prochainement mis à disposition des smartphones du pays, dans un vaste mouvement patrimonial. Le responsable des établissements de prêt au ministère de la Culture, Evgueny Gusev, explique qu'une application iOS et Android sera proposée début 2015. Son objectif est de remplacer à terme la carte de bibliothèque. 

 

 

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Quinn Dombrowski, CC BY SA 2.0

 

 

Les deux applications, qui ne seront qu'une, permettront d'effectuer des recherches à l'intérieur d'un catalogue de 6 millions de documents, mais également de télécharger des images ou d'explorer du texte en ligne. Tous les possesseurs de mobiles auront, au creux de la main, les œuvres de littérature classiques, un catalogue de thèses et de nombreuses sources historiques. 

 

Bien entendu, seules les ressources du domaine public seront disponibles. 

 

Pour Evgueny Gusev, cette sorte de carte de bibliothèque numérique pourra faciliter la vie de l'ensemble des utilisateurs. Les applications seront gratuites, mais, évidemment, l'intégralité des ressources n'est pas encore en consultation. Les collections de la bibliothèque nationale de Russie représentent 162 To d'informations, difficiles à rendre publiques sur une application. 

 

Parmi les établissements qui participent, on retrouve la Bibliothèque d'État de Russie, la Bibliothèque nationale de Russie, la bibliothèque présidentielle, la Bibliothèque Boris Eltsine ainsi que la bibliothèque d'État publique scientifique et technique.

 

En parallèle, des ressources sous droit seront également accessibles, à l'avenir, et pour le responsable, tout l'enjeu passera par le cryptage des données, pour les protéger contre la copie non autorisée. Tatouage numérique ou chiffrement seront les deux pistes à prendre en compte, explique l'appel d'offres, émis par le ministère. 

 

Les utilisateurs n'auront pas à s'enregistrer pour profiter des contenus libres de droits, mais devront passer par une identification pour les autres. Avec la redistribution de droits pour les auteurs, bien évidemment. Cependant, les modalités de rémunérations n'ont pas été évoquées. Ce pan n'étant pas encore opérationnel, il entrera dans une réflexion prochaine, avec pour perspective la lutte contre le piratage, véritable fléau en Russie.

 

Au ministère de la Culture, on assure que ce développement s'inscrit dans les nouvelles pratiques de la bibliothéconomie, avec « un accès libre, en ligne, aux principaux fonds d'ouvrages occidentaux ». Le coût de ce développement est de 4,365 millions de roubles, soit plus de 90.000 euros.