Les bibliothèques, des évolutions, centrées sur l'humain

Clément Solym - 28.05.2010

Edition - Bibliothèques - internet - livres - personnes


Entre deux cafés du même nom, les professionnels de la bibliothèque réunis en congrès à Vienne, ont ensemble tracé les grandes lignes des impératifs liés à l'évolution de ces établissements. Eppo van Nispen tot Sevenaer, directeur de celle municipale de Delft l'explique clairement : « Une bibliothèque, ce n'est pas les livres, ce sont les personnes. »

Et la voix du monsieur résonne particulièrement, tant son établissement apparaît régulièrement dans les références en la matière. Les nouvelles technologies de l'information, l'accès à internet et plus encore, le livre numérique, autant d'éléments qui doivent trouver leur place, ont admis les participants.

Selon lui, les réticences de ses confrères face à ces changements vont à l'encontre de ce qui est pourtant inéluctable. Autant que nécessaire.

À ce titre, la fonction elle-même évoluera vers ce qu'il désigne comme « une sorte d'assistant personnel », afin de proposer et d'orienter tout à la fois dans le domaine des ressources en ligne que pour les livres papier. Eppo, lui-même féru de Twitter et consorts, ne pouvait en effet pas déroger. Il pilote en effet un projet de stockage d'informations et autres données numériques, estimant que cette fonction pourrait incomber aux établissements publics.

Mais il ne suffit pas de le dire, encore faut-il parvenir à trouver la manière d'intégrer et de penser leur intégration, précise Gerald Wödl, responsable au syndicat autrichien des bibliothécaires. Et parmi ces nouvelles solutions, Reinhard Ehgartner, directeur d'un réseau de bibliothèques estime que le silence n'y sera plus d'or. Cité par l'AFP, il précise que la « bibliothèque du futur doit comprendre une salle silencieuse, pour la lecture, mais aussi une salle avec accès aux nouveaux médias, où l'on peut discuter, échanger ».

Mais pas question pour lui de proclamer la fin de ces lieux, ni la victoire du web. La bibliothèque possède et conservera toujours « une sensation de réalité et une expérience sociale », qui font d'elle un lieu unique.