Les bibliothèques publiques, refuges climatisés contre la canicule

Heulard Mégane - 29.07.2019

Edition - Bibliothèques - canicule bibliothèque - Ana Raquel Nunes - réchauffement climatique


Des vagues de chaleur ont récemment frappé le globe et particulièrement l’Europe continentale. Avec des températures records frisant les 42 degrés à Paris, il était nécessaire de se protéger de cette canicule. Pourquoi ne pas profiter des bibliothèques publiques, qui offrent un refuge contre ces chaleurs extrêmes ? Eh bien, justement... 

Foundry Co de Pixabay 


Ana Raquel Nunes, chercheuse en santé publique à l’Université de Warwick au Royaume-Uni, a récemment publié une étude, Misdiagnosing vulnerability to heatwaves in the media (Mauvais diagnostic de la vulnérabilité aux vagues de chaleur dans les médias). Elle remet en question la couverture médiatique traditionnelle sur la prévention des épisodes caniculaires. 
 

Diffuser un message plus collectif


Selon elle, les responsables de la santé publique mettent trop l’accent, dans leurs conseils, sur les caractéristiques physiologiques et les comportements individuels au lieu d’adopter un modèle social plus général. 

Ces conseils comprennent généralement la limitation de l’activité physique, le port de vêtements amples et de couleur claire, la consommation d’eau de manière abondante, le refroidissement du corps et la protection contre les coups de soleil.

Sauf que le message ne serait pas suffisamment complet, estime la chercheuse. Selon elle, il n’est pas ciblé sur les personnes à haut risque ou les plus vulnérables, tels les personnes âgées, les personnes souffrant de maladies chroniques, les enfants, les personnes isolées socialement et les travailleurs en plein air.

Et d'ajouter : « Les médias devraient plutôt adopter un modèle social plus large, qui prend en compte d’autres déterminants de la santé, y compris les facteurs sociaux, économiques et environnementaux (par exemple, le revenu, la qualité du logement, les réseaux sociaux et les lieux de travail sains). »
 
Ana Raquel Nunes recommande des actions de soutien plus grandes, comme conseiller aux personnes, particulièrement aux plus vulnérables face à la chaleur, de se rendre dans des lieux publics, tels que des bibliothèques ou des centres communautaires. 
 

Le rôle des bibliothèques vis-à-vis du climat


Pourtant beaucoup d’endroits qui permettent d’échapper à la chaleur sont payants. C’est pourquoi pour les personnes ne voulant pas ou ne pouvant pas dépenser d’argent, la bibliothèque est le refuge idéal face à la canicule. En plus d’être gratuite et rafraichissante, elle est également l’endroit privilégié pour comprendre la raison de ces conditions météorologiques, le réchauffement climatique.

Selon une étude publiée en 2016, l'American Library Association (l'ALA) « reconnaît le rôle important et unique que jouent les bibliothèques dans les discussions communautaires sur la résilience, les changements climatiques et un avenir durable ». C'est également l'endroit pour amorcer « une réflexion durable afin d'examiner la viabilité économique, environnementale et sociale équitable des choix faits au nom de l'Association ».

L'ALA pense que les bibliothèques publiques incitent les communautés à agir vers une action sociale. Parmi les actions qui pourraient être mises en place dans les bibliothèques, selon l'étude, on peut citer « la création de centres de refroidissement, faire de la prévention auprès de la communauté face aux catastrophes naturelles, aménager des jardins dans les bibliothèques ».


Commentaires
Les bibliothèques publiques ? Des lieux climatisés ? Vraiment ? Aux Eu, peut-être. En France, il serait bon de faire une étude, recensant l’ensemble du réseau. Vous seriez surpris du résultat. (À vue de pif, je pense que 40
Je confirme... je travaille dans une bibliothèque municipale dans le sud-est de la France et dont la clim est tombée en panne à l'été 2018 et qui sera remplacée... cet automne.

En attendant les gens peuvent toujours venir prendre un bain de moiteur (et d'odeurswink dans un espace public dont les fenêtres ressemblent à des timbres poste et qui affiche en journée entre 30 et 32 degrés!!Et ne parlons pas des conditions de travail! Alors oui pourquoi pas demander à M. Orsena de lancer une grande enquête sur les conditions d'accueil - et de travail - dans les bibliothèques françaises!
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