Les bibliothèques, substituts des librairies aux États-Unis

Antoine Oury - 18.06.2014

Edition - Bibliothèques - bibliothèques - librairie - vente de livres


« Les bibliothèques sont désormais deux fois plus nombreuses que les librairies, aux États-Unis » : comme phrase d'introduction, on a trouvé moins accrocheur. La BookExpo America de New York s'est penchée sur l'opportunité, pour les bibliothèques, de devenir des canaux de vente. Proches des clients et pourvoyeuses de conseils, elles semblent l'endroit idéal.

 


Bookstore cat at Ophelias Books

Chat vous intéresse ? (J Brew, CC BY-SA 2.0)

 

 

Sur un territoire aussi vaste que celui des États-Unis, l'accès aux livres se limite souvent au Web et aux bibliothèques : ces dernières voudraient donc proposer aux éditeurs un modèle commercial pour relayer leurs publications auprès des usagers. Reste à voir si ces derniers seraient prêts à payer dans les établissements, quand leur taux de lecture élevé se traduit souvent par des emprunts.

 

La possibilité de vendre les contenus numériques serait également une garantie de pertinence renouvelée pour les bibliothèques : « Les bibliothécaires sont conscients que tout usager entrant dans l'établissement pourrait acheter un iPad le jour suivant et ne plus revenir ensuite. Ils commercialisent donc les ebooks directement en bibliothèque », explique Brian Downing, PDG de Library Ideas, un distributeur de livres numériques.

 

Les plateformes OverDrive, 3M, et Axis 360, utilisées en bibliothèques pour afficher les catalogues de livres numériques, proposent toutes une fonction « Buy Now », permettant à l'usager qui se retrouve dans une file d'attente trop longue d'acquérir facilement un exemplaire numérique. Une fonctionnalité qui s'adapte particulièrement bien aux restrictions en matière de prêt numérique, qui se limite souvent à un seul exemplaire prêté à la fois.

 

Toutefois, il reste un obstacle de taille : pour conseiller, les bibliothécaires devront prendre connaissance de l'offre disponible à la vente. Or, la plupart des éditeurs ne fournissent pas d'exemplaires à disposition des professionnels... Une nouvelle barrière psychologique à franchir, probablement.

 

(via Library Journal)