Les biens volés aux juifs centralisés sur un site d'Archives

Clément Solym - 07.05.2011

Edition - Société - biens - juifs - voler


Durant la Seconde Guerre mondiale, les juifs furent dépossédés de tout ce qui pouvait avoir une quelconque valeur aux yeux des nazis. Et depuis, les familles cherchent à retrouver des biens qui parfois n’avaient qu’une valeur toute sentimentale.

C’est ainsi que, dernièrement, la bibliothèque de Berlin a remis une première tournée de 13 livres que le troisième Reich avait dérobés. (notre actualitté)

Bernd Neumann, ministre de la Culture allemand avait expliqué : « C'est la raison pour laquelle ces projets de restitution sont si importants, aujourd'hui comme à l'avenir. »

Dans cette même optique s’est ouverte une plateforme en ligne recensant, grâce au travail des Archives nationales américaines, et en collaboration avec les archives nationales des pays européens, des millions de biens volés.


Officiellement présentée jeudi, cette base de données « fait de l'histoire un instrument de justice », précise James Hastings, coordinateur du projet aux archives de Washington. Pour David Ferriero, le directeur, « les chercheurs du monde entier vont désormais pouvoir utiliser un seul point d'entrée pour avoir un large accès à ces documents numérisés ».
Pour être mené à bien, le projet a bénéficié de l’aide de 11 organisations venant de sept pays.

Hans Dieter Kreikamp, directeur des archives allemandes à Berlin ajoute : « La majorité des objets volés ont été rendus, mais il y en a encore beaucoup dont on ne sait pas à qui ils appartiennent. Cela peut aider les gens à identifier des objets qu'ils avaient dans la famille, dont ils avaient un souvenir mais pas de preuve. »

De quoi simplifier le travail de restitution aux familles victimes de l’Holocauste. Des millions de documents numérisés présentant les biens volés sont ainsi présentés, redirigeant vers les sites des archives américaines, françaises, britanniques, allemandes, belges ou ukrainiennes, précise l’AFP.

À ce titre, les archives françaises constituent manifestement une grande partie de la base de données.

Pour accéder à la plateforme, on passera par cette adresse.