Les commentaires de Silvia Plath à la lecture de Gatsby Le Magnifique

Clément Solym - 23.04.2014

Edition - International - Sylvia Plath - Scott Fitzgerald - The Great Gatsby


Elle représente ce que les États-Unis ont produit d'artistes fulgurants, au parcours aussi éphémère que puissant. Sylvia Plath, née en 1932, mourut cependant à Londres en février 1963. Auteure de romans, nouvelles, livres jeunesse et essais, c'est avant tout pour ses poèmes et une grande autobiographie que la postérité littéraire l'a retenue. Elle sera reprise par le mouvement féministe, après son suicide, comme le modèle du génie féminin écrasé par un monde d'hommes. 

 

 

 

 

Difficile de ne pas imaginer dans les lectures de Plath, un certain The Catcher in the Rye, de JD Salinger. Le romancier a particulièrement marqué la poétesse, touchée par l'histoire du jeune Holden, et son ennui profond, toujours en recherche d'une raison de vivre - et quelque chose à ressentir. La cloche de détresse, son unique roman (The Bell Jar), fait état d'une évidente connexion. Après tout, le livre de Salinger est sorti en 1951, et le roman de Plath, en 1963 et plusieurs critiques y ont vu une version féminine de l'histoire d'Holden. Un mois avant son suicide. 

 

Mais l'influence de Scott Fitzgerald n'est pas moins grande, comme le dévoile le site Complex, avec ce cliché du livre The Great Gatsby, annoté par Sylvia Plath. On y relève surtout le mot, inscrit très lisiblement « L'Ennui », en français dans le texte, et qu'elle utilisera également pour deux de ses premiers poèmes.  

 

Plath écrira deux essais sur Fitzgerald, qualifié de « peintre de mots, avec une palette vive », dont le choix des termes s'effectue avec « la précision d'un tailleur de bijoux ». L'Ennui, un thème mortel, et si typique du XIXe siècle, dont l'influence se retrouve bien entendu dans l'ensemble du roman de Fitzgerald.