Les conseils de Graham Greene pour écrire et lutter contre la procrastination

Camille Cado - 19.05.2020

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Écrire à la main ou taper sur un clavier, travailler de jour ou de nuit, planifier la structure de son histoire ou se laisser porter par le fil de l’inspiration, chaque écrivain dispose de techniques et de rituels spécifiques pour mener à bien l’écriture de son récit. Découvrez les conseils du Britannique Graham Greene, auteur d’une cinquantaine d’ouvrages, dont des romans, des recueils de poésie et de nouvelles, des biographies et des contes pour enfants.


Photo d'illustration, pixabay license
 

Parce que l’écriture d’un texte peut souvent être en proie à la procrastination, Graham Greene (1904-1991), auteur d’un corpus impressionnant d’œuvres diverses a opté tout au long de sa carrière pour une méthode miracle : planifier son temps d’écrire. Ainsi, il écrivait chaque jour un nombre de mots préalablement définis.

Dans sa jeunesse, le défi pouvait s’élever jusqu’à 500 mots, comme il l’explique dans son roman The End of the Affair (1951) (La Fin d’une liaison, traduit par Marcelle Sibon chez Robert Laffont). C’est à travers le personnage de Maurice Bendrix, romancier, qu’il décrit sa méthode de travail :

« En vingt ans, j’ai écrit en moyenne 500 mots par jour, et ce, cinq jours par semaine. Je veux ainsi produire un roman en un an et cela me laisse du temps pour les relectures et les corrections. J’ai toujours été très méthodique, et quand mon quota de travail est terminé, je m’arrête, même au milieu d’une phrase » souligne le protagoniste.

Et d’ajouter : « Même une histoire d’amour ne modifierait pas mon emploi du temps. »
 

Vaincre le syndrome de la page blanche


Pendant l’été 1950, l’écrivain britannique Michael Korda a pu rencontrer Graham Greene lors d’une croisière sur la Côte d’Azur et a pu être témoin de sa persévérance et de son autodiscipline. 

« Il s’arrêtait toujours à 500 mots, même si cela le coupait en plein milieu d’une phrase ou d’une idée. C’était comme s’il apportait à l’écriture la précision d’un horloger, peut-être avait-il simplement besoin, dans une vie remplie d’incertitudes morales et de confusion, d’un domaine dans lequel les règles étaient absolues » explique-t-il.

« Quoi qu’il en soit, son écriture quotidienne était aussi sacrée qu’une dévotion religieuse. Une fois la pénitence quotidienne de 500 mots achevée, il rangeait son cahier et n’y pensa plus jusqu’au lendemain matin. »

Cette méthode permettait à Graham Greene de reposer son esprit afin que l’inconscient prenne le relais sur l’écriture. « Une grande partie de l’écriture d’un romancier se déroule dans l’inconscient, dans ses profondeurs, c’est là qu’apparaît le dernier mot du récit avant que le premier n’apparaisse sur le papier » poursuit l’écrivain à travers le personnage Maurice Bendrix. 

Comment écrire un livre
en un an seulement ?


D’ailleurs, Graham Greene tenait un journal de ses rêves, qu’il considérait comme la phase nocturne de son processus d’écriture. Ce récit de cette autre vie suivait souvent le fil de celui qu’il était en train d’écrire. 

Avec le temps, son nombre de mots quotidiens a diminué. « Autrefois, je me fixais 500 mots par jour, mais maintenant je me limite à environ 300 mots » a expliqué Graham Greene en 1971 au New York Times, alors âgé de 66 ans. 

via Open Culture




Commentaires
Il vaudrait mieux conseiller de moins écrire, ou de cesser d'écrire. Trop de bouquins chez les marchands tue la littérature.
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