Les critiques anglais mènent la vie dure à Dan Brown

Xavier S. Thomann - 21.05.2013

Edition - International - Dan Brown - BBC - Inferno


De passage sur l'émission BBC Breakfast hier matin, Dan Brown a expliqué à ses hôtes que les critiques les plus sévères envers sa prose étaient les journalistes anglais. Plus précisément, il a dit être plus « malmené » par les Anglais que dans les autres pays. Rassurez-vous, il le dit lui-même, « life goes on », autrement dit, la vie continue. 

 

 

Les deux chefs-d'oeuvre de Brown 

 

 

En ce qui concerne Dan Brown, sa vie est centrée en ce moment autour de la promotion de son dernier ouvrage, Inferno. L'homme n'est pas avare de phrases spirituelles : il a toujours envie « d'écrire le livre que je voudrais lire ». En guise de révélations, pas grand-chose à se mettre sous la dent. 

 

Un petit aperçu de la recette miracle, celle qui lui fait vendre des millions de livres partout à travers le monde. « J'entreprends d'écrire un livre qui est à mon goût, et visiblement beaucoup d'autres personnes ont les mêmes goûts que moi, ils aiment lire les mêmes types de livres que moi. »

 

Mais écrire Inferno n'a pas été de tout repos. Notre homme a rappelé qu'il se levait à quatre heures du matin pour écrire, histoire de ne pas être dérangé. De plus, écrire un livre autour de Dante lui a procuré « quelques rêves très désagréables. » Comme quoi, auteur de best-seller est aussi un métier à risque.

 

Enfin, pour illustrer la dureté de nos confrères britanniques envers Dan Brown, nous avons pris soin de relever quelques expressions utilisées pour qualifier le livre. C'est vrai que c'est parfois à la limite de l'insulte. Le Daily Mail (loin d'être un journal intello) parle du livre comme un ensemble de « propos insignifiants ». Le Telegraph n'est guère plus encourageant puisque « l'ambition de Brown dépasse de loin ses capacités. » Et dans le Guardian, on trouve la chose suivante : « Dan Brown ne sait toujours pas écrire, mais il faut le respecter quand même. » 

 

Le livre sort dans quelques jours en France. Nul doute que nos confrères s'y donneront à coeur joie pour pointer du doigt les nombreux travers du livre. On attend de voir qui sera l'auteur de la phrase la plus assassine.