Les crottes de cachalot, ou ambre gris, servent à fabriquer du parfum

Florent D. - 20.03.2014

Edition - Les maisons - science - caca - animaux


Voilà très certainement le prochain ouvrage qui ferait dresser les cheveux sur la tête du président de l'UMP, si jamais ce dernier en… découvrait l'existence. Gulf Stream éditeur s'attirerait certainement les foudres de l'élite bien-pensante, avec un ouvrage jeunesse qui a tout de la scatophilie rampante. Alors qu'il n'en est rien, d'une part, et qu'il s'agit au contraire d'une très instructive initiative.

 

 

 

 

Cet album graphique propose un format simple et efficace : un dessin, accompagné d'une petite phrase pour expliquer les rapports que l'être humain entretient avec les fécès animalières, depuis des siècles et des siècles. Une approche scientifico-ludique, à des kilomètres de ce qu'écrivait Antonin Artaud, dans A la recherche de la fécalité.

 

Petit rappel historique, autant que littéraire : 

 

Là où ça sent la merde
ça sent l'être.
L'homme aurait très bien pu ne pas chier,
ne pas ouvrir la poche anale,
mais il a choisi de chier
comme il aurait choisi de vivre
au lieu de consentir à vivre mort.

C'est que pour ne pas faire caca,
il lui aurait fallu consentir
à ne pas être,
mais il n'a pas pu se résoudre à perdre
l'être,
c'est-à-dire à mourir vivant.

 

 

 

 

Voilà qui est fait. Ici, donc, rien de commun : « Des fientes d'oiseaux dans la peinture, du caca de cachalot dans le parfum, des crottes de poules qui font de l'électricité... D'hier à aujourd'hui, découvre vingt utilisations étonnantes des excréments des animaux à travers le monde. »

 

Quelques édifiants exemples, que l'on prendra pour argent comptant, à moins de vouloir mettre les mains dans des recherches intéressantes. On découvrira sans trop d'étonnements que les hommes préhistoriques utilisaient les fientes d'oiseaux pour mettre de la couleur dans leurs peintures. Ou encore que dans l'Antiquité, pour lutter contre les problèmes de calvitie, on se servait du même ingrédient. Et que la bouse de bison était, chez les Indiens, appelée « bois de vache », et servait à entretenir le feu, dans les tipis. Et que les crottes de cachalot... ah, non, c'est déjà dit dans le titre.

 

Et, comble du comble, au Sri Lanka, une société s'est spécialisée dans la fabrication de papier… à base de bouse d'éléphants.

 

Passionnant, non ?


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