« Les Déferlantes » : un succès en marge de la rentrée littéraire

Clément Solym - 29.10.2008

Edition - Les maisons - les - déferlantes - Claudie


Sorti au début de l’année 2008, Les Déferlantes est apparu comme le succès de l’été dernier. Agée de 47 ans, Claudie Gallay en est déjà à son cinquième roman mais elle reste résolument à l’écart de la scène littéraire parisienne. Son dernier opus est publié par la petite maison d’édition du Rouergue, à laquelle l’auteure reste fidèle.

Le succès des Déferlantes est tel que TF1 s’est empressé d’en acheter les droits pour une adaptation télévisée. Ce roman de près de 600 pages raconte une histoire qui a pour cadre La Hague. A la pointe du Cotentin, vit une poignée d’hommes. La narratrice du roman est venue travailler pour le Centre ornithologique de la région.

Les Déferlantes apparait comme le modèle de ces succès imprévisibles. Loin du battage médiatique, il faut bien plutôt remettre cette réussite sur l’efficacité du bouche à oreille. C’est le maillage particulier du territoire par les libraires, les bibliothécaires et les cercles de lecteurs qui a sans doute permis cette consécration.


Claudie Gallay n’est pas un cas totalement isolé. On se rappelle en 1999, l’explosion des ventes du Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part, signé Anna Gavalda, dont les ventes approchent désormais les 2 millions. Ces phénomènes sont d’autant plus rassurants qu’ils démontrent qu’un livre peut connaître le succès sans passer par un battage médiatique tonitruant. Le cas de L’Elégance du hérisson de Muriel Barbery, paru en 2006, est aussi similaire.

Claudie Gallay vient de recevoir le Prix Edelweiss qui lui a été remis dernièrement à Genève.