Les dégâts collatéraux de la protection robotisée des droits d'auteur sur Internet

Clément Solym - 09.10.2012

Edition - Justice - microsoft - google - ayants


Envers la protection des droits d'auteur, Google ne s'embarrasse guère et ne fait pas dans le détail. Ce sont aux ayants droit de faire parvenir au moteur de recherche la liste des pages à déréférencer. Seul problème, Google applique le principe de présumé coupable et ne va pas vérifier l'information. Tout est robotisé.

 

A commencer par la détection de l'éventuelle violation des droits d'auteur. C'est bien tout le problème de l'affaire révélée par le site TorrentFreak. Microsoft opère une détection robotisée des pages pouvant recueillir des liens permettant le téléchargement illégal de ses logiciels.

 

Et la dernière liste de pages à déréférencer transmise à Google contenait des sites tout à fait en règle, dont le Huffington Post, TechCrunch, Wikipedia, ou encore le Washington Post. Si toutes les pages incriminées par les robots de Microsoft n'ont pas été déréférencées, certains sites semblant être évalués de base positivement par Google, d'autres pages légitimes ont bien disparu du moteur de recherche.

 

Comme le soulignaient nos confrères de Numerama, une modification de la loi serait nécessaire pour remettre un peu d'ordre dans cette présomption de culpabilité avec une sanction possible  « des ayants droit qui demandent à tort le retrait d'un contenu sans même avoir vérifié si la demande de retrait était légitime ».