Les diplômés préfèrent travailler dans le secteur privé

Clément Solym - 26.05.2011

Edition - Société - etudiants - emploi - argent


Selon une récente étude, les jeunes diplômés à Bac +5 « plébiscitent l'entreprise », plus que la fonction publique. 

6400 étudiants issus d'une soixantaine d'universités ont été interrogés par TNS Sofres, du 28 mars au 22 avril. Le sondage a été commandé par l'Agence d'Informations Spécialisées, laquelle organise les Rencontres entre universités et les entreprises les 25 et 26 mai à La Défense.

Chers étudiants

61 % des sondés souhaiteraient être embauchés dans une entreprise, 33 % dans la fonction publique, car 68 % pensent qu'ils ont le plus de chance de trouver un emploi dans le secteur privé. Les littéraires font figure d'exceptions, puisque la moitié d'entre eux se destine à enseigner. Les autres inclineraient pour les métiers liés au conseil, à la santé, aux médias et à l'humanitaire.


Les universitaires interrogés seraient peu exigeants en ce qui concerne la rémunération, constate la directrice de l'Agence d'Informations Spécialisées, Danielle Deruy : « Ils sont prêts à accepter un salaire moyen à l'embauche de 1.730 euros bruts par mois là où l'Agence pour l'emploi des cadres constate 2 170 euros », contre « 2 600 euros pour un diplômé d'une école », laquelle a conclu avec optimisme : « Les étudiants universitaires aiment l'entreprise et on espère que l'entreprise le leur rendra. »

Le point de vue des recruteurs

Les étudiants en master intéresseraient effectivement les employeurs. Les diplômes de Doctorat et de Licence auraient moins de visibilité : « les recruteurs préfèrent le BTS ou le DUT. » (via La Tribune)

Daniel Thébault, président du Medef Midi-Pyrénées, est dubitatif : « Les diplômés d'université doivent être employables et pouvoir s'adapter », même si « les universités rendent leurs étudiants plus autonomes que les grandes écoles. »

Selon Christian Darantière, directeur de l'Adresse Emploi des Jeunes Diplômés, les universitaires seraient peu employés à des postes à responsabilité, lesquels seraient « préemptés par les diplômés des écoles d'ingénieur et de commerce », ces diplômés se cooptant ensuite entre eux.

Le point de vue d'un syndicat d'étudiants

L'Union Nationale des Étudiants de France est plutôt pessimiste : « un jeune actif sur quatre est au chômage et 70 % des premières embauches sont des contrats précaires » ; « en moyenne trois fois plus qualifiés que leurs aînés, ils sont contraints d’accepter des emplois sans aucune garantie protectrice et sont les premiers à être licenciés en période de faible croissance. » (voir)