Les diplômes restent de bons moyens de lutte contre le chômage

Clément Solym - 20.06.2008

Edition - Société - diplome - réussite - professionnel


Le Céreq a hier publié une étude montrant que les diplômes de l'enseignement supérieur ont moitié moins de risque d'être au chômage que les autres actifs, à 7 % contre 14 %. De fait, sur les 290.000 ex-étudiants en 2004, 90 % ont trouvé un emploi avant trois ans, et 70 % un CDI. En regard de la génération de 1998, leur pouvoir d'achat est moindre cependant même si leur salaire reste égal.

Dis maman, comment on réussit ?

C'est au printemps 2007 que le Centre d'étude et de recherche sur les qualifications a interrogé 65.000 des 737.000 anciens étudiants de 2004. Leur étude a lieu tous les trois ans.

Pour ceux de cette promotion, la moitié sort de l'enseignement supérieur, et 75.000 n'ont pas eu de diplôme. Passé trois ans de vie active, 17 % des non-diplômés n'ont toujours pas d'emploi (+5 % en regard de 1998), 51 % sont en CDI et touche peu ou prou le SMIC. Rappelons que pour la génération 1998, les emplois jeunes ont participé grandement à l'insertion.

Les plus en peine sont les anciens qui ont raté leur DEUG, 60 %, dont 20 % ont bifurqué vers une formation après leurs trois années de chômage et 75 % ont intégré un BTS. Une filiale qui justement a permis à 75 % des diplômés de s'intégrer bien plus facilement. Et ce n'est un secret pour personne, les orientations scientifiques ou industrielles sont également des voies « royales ».

Bac+ combien pour mieux s'en sortir ?

Un Bac+2 professionnel sera d'ailleurs privilégié dans l'insertion pro, malgré la réforme LMD de l'université (Licence, Maîtrise, Doctorat). En effet, le premier cycle prend alors trois ans, au lieu de deux quand il s'agissait d'un DEUG. Et souvent le cycle Licence n'est pas achevé. Rappelons par ailleurs que dans ces filières « des liens préexistent avec le premier employeur ».

Quant au Bac+5, il reste un incontournable de la réussite, tout particulièrement quand il s'accompagne d'une école d'ingénieur ou de commerce : le taux de chômage chute alors à moins de 5 %. Et paradoxalement, les Bac+8, ou doctorant connaissent un taux de chômage de 10 %. À méditer avant de prolonger son cursus.