Les drones d'Amazon à la conquête de l'espace aérien

Clément Solym - 20.03.2015

Edition - Economie - drones Amazon - espace aérien américain - livraison clients technologie


Les chiens sont lâchés : la Federal Aviation Administration vient d'accorder à Amazon le droit de tester son service de livraison par drones, dans un certain cadre. Les limites sont claires : pas de vol de nuit, uniquement en dessous de 400 pieds. Et le pilote devra disposer d'un certificat en bonne et due forme – permis de pilote privé.

 

 

 

Le service Amazon Premium Air débute donc officiellement son existence, après des mois et des mois de lobbying entamé par la firme. Les tests étaient en effet restreints jusqu'à l'heure aux alentours du siège social, situé à Seattle. Les contraintes qu'impose la FAA font cependant sourire : ces consignes ressemblent à celles que l'on donne aux jeunes filles pour leurs premières sorties...

 

Toutefois, il ne s'agit pas encore d'une permission officielle de faire voler les appareils dans le ciel américain. La principale préoccupation de l'agence fédérale est de s'assurer que le recours aux drones s'effectue dans le respect de la sécurité des citoyens américains. 

 

Plusieurs régions rurales de l'État de Washington serviront à cette phase d'expérimentation. Ce qui fait tiquer les observateurs, c'est que l'autorisation temporaire est logiquement celle que l'on accorde aux entreprises de l'aérospatial, comme Boeing, ou d'autres qui, justement, œuvrent dans la Recherche & Développement autour des technologies liées aux drones.

 

En tant que cybermarchand, Amazon est donc parvenu à obtenir une dérogation notable. Jeff Bezos avait d'ailleurs formulé plusieurs demandes, alors que la FAA avait donné son feu vert à des studios hollywoodiens, et d'autres sociétés qui souhaitaient utiliser les drones dans le cadre de leur travail. 

 

Reste que, pour les courses de Noël de 2015, le service devrait être pleinement opérationnel, tandis que se poursuivra le travail de lobbying. En grignotant progressivement quelques hectares de superficie, pour faire voler ses engins, la firme parviendra bien à conquérir l'ensemble de l'espace aérien américain.

 

Avant de réinventer les traversées de l'Atlantique ? (via New York Times)