Les ebooks des bibliothèques de Vancouver pris d'assaut

Clément Solym - 11.08.2010

Edition - Bibliothèques - bibliothèque - canada - ebook


La semaine dernière, une université de la Silicon Valley dématérialisait ses fonds en livres numériques. Loin d’être une lubie entretenue par quelques geeks, les bibliothèques de livres numériques remportent un vif succès comme à Vancouver.

Si la Public Library de Vancouver n’a pas renié le papier, il est incontestable que son large catalogue numérique a fait explosé le nombre de ses abonnements. Pour la seule année 2008-2009, la bibliothèque totalise 60.000 nouvelles inscriptions. Une belle progression déjà de l’ordre de 42.000 l’année précédente.

Si les chiffres ne permettent pas d’établir le pourcentage exact de nouvelles adhésions résultant de la disponibilité d’un fonds numérique, Jean Kavanagh, le porte-parole de la bibliothèque estime que le nombre de questions posées en rapport avec les contenus numériques est une preuve flagrante que le succès des locaux en est redevable. « Les ebooks ont fait la différence », explique-t-il.

Vancouver Public Library

En plus des romans numérisés, le catalogue propose journaux et magazines à télécharger sur appareils spécifiques comme les ordinateurs et ce, directement depuis le site internet de la bibliothèque. À l’instar du prêt de livres limité dans le temps, les fichiers empruntés s’effacent automatiquement de leur lieu de téléchargement passé une certaine date et ne nécessitent donc pas d’être retournés manuellement. Un avantage certain en terme de risque de perte et de gestion comme le soulignaient les responsables de l’université Stanford dans la Silicon Valley.

Mais face à ce succès, la mise à disposition de livres numériques requiert des listes d’attente et le délai avant de pouvoir emprunter un appareil numérique peut s’étaler sur plus d’un an. « Nous essayons d’acheter toujours plus de copies, et nous injectons plus d’investissements dans des appareils pour essayer de remédier à la longueur des listes d’attentes».

Preuve du succès, les copies numériques du dernier opus de la saga Twilight sont régulièrement toutes empruntées alors que plusieurs versions imprimées sont disponibles.

Si ce phénomène est une vraie bonne nouvelle pour les bibliothèques canadiennes, contrairement à leurs homologues britanniques, les coûts restent les mêmes entre papier et numérique. Autre point négatif, la bilbiothèque Lower Mainland de Vancouver dispose de fichiers très généralement au format PDF ou EPUB, dont aucun n’est lisible sur Kindle. Un joli couac quand on sait qu’une autre bibliothèque de la ville a investi dans l’achat de 6 appareils de chez Amazon.


(crédits photographiques Interactive Metro Vancouver)