Les écrivains aussi aiment les tatouages

Xavier S. Thomann - 07.07.2013

Edition - Société - John Irving - Rick Moody - Tatouage


Il n'y a pas que David Beckham qui aime les tatouages. Contrairement aux clichés qui ont la vie dure, il n'y a pas que les motards qui arborent des tatouages ;  les écrivains aussi aiment faire des dessins indélébiles sur leur peau. Petit tour d'horizon des écrivains tatoués. 

 

 

 

C'est à Rick Moody que revient la palme du tatouage le plus conceptuel. En effet, celui-ci ne consiste qu'en un seul mot, « here », écrit en minuscules sur son bras gauche. Pourquoi ce tatouage minimaliste ? Il s'insère à l'intérieur d'un projet qui consiste à faire tatouer un mot d'une histoire de 2095 mots. Une idée de Shelley Jackson, qui a ainsi mis au point une forme d'édition un peu spéciale. 

 

Dans un autre genre, on trouve John Irving, l'auteur notamment de Dernière nuit à Twisted River. Il a choisi quant à lui de mettre une feuille d'érable sur son épaule gauche, en l'honneur des origines canadiennes de son épouse. Par ailleurs, il s'y connaît question tatouages, puisque son livre Je te retrouverai aborde largement la question. À l'occasion de la parution de ce livre, il avait expliqué au New York Times que les tatouages sont « des cartes routières d'où votre corps est allé. »

 

Dans ce panorama des écrivains tatoués, il faut mentionner Chian Miéville qui a fait le choix de la discrétion. Son bras droit est en partie recouvert d'une impressionnante tête de mort avec des tentacules de pieuvre. On appelle ça un skulltopus, mot-valise avec skull (crâne) et octopus (pieuvre). Il explique que c'est un hommage au fantastique, l'un des genres où il s'illustre. 

 

Comme quoi, un tatouage peut aussi être une oeuvre littéraire, ou presque.  

 

 

(via Flavorwire)