Les écrivains britanniques moins rémunérés

Clément Solym - 08.11.2010

Edition - Société - droits - public - conseil


Nous vous l'avions annoncé, le Royaume-Uni fait des coupes dans le budget de la Culture. et il entendait bien s'en prendre à ses écrivains.

Le Département de la Culture, des Médias et du Sport (DCMS) l'avait plus ou moins laissé entendre, les Droits de Prêt Public (DPP) allaient diminuer. Ceux-ci permettent à l'écrivain de toucher un revenu chaque fois que son oeuvre est empruntée en bibliothèque.


L'objectif est de 15 % de moins d'ici à 2014. Il n'aura pas fallu attendre longtemps pour que la machine ne se mette en route. Bien que timidement au départ. Les DPP, précédemment à la hauteur de 6,29 pence, vont baisser de 0,6 %, à 6, 25 pence. Le nouveau taux prendra effet à partir de février 2011.

Cela faisait pourtant 20 ans qu'aucune coupe budgétaire n'avait été faite dans ce secteur.

Le Docteur Jim Parker, à la tête du régime des DPP : « Cela n'est pas une surprise, comme nous avons eu une coupe de 3 % dans les financements cette année, comme d'autres organisations. Il y a d'un autre côté une hausse des prêts faits en bibliothèques ».

Personne ne gronde outre-Manche, vu que 30 % du financement ont été enlevés au Conseil des Arts. Dans ces conditions, les écrivains s'estiment chanceux