Les écrivains québécois s'unissent pour les journalistes d'Al-Jazeera

Louis Mallié - 26.06.2014

Edition - International - Al Jazeera - Québec - Égypte


Le centre québécois du P.E.N International (P.E.N Québec) et l'Union des Écrivain québécois (UNEQ), qui regroupe près de 1550 écrivains et poètes, ont réclamé dans un communiqué la libération des trois journalistes de la chaîne de télévision Al-Jazeera. Accusés d'être associés à une organisation terroriste, ils ont été condamnés à 7 à 10 ans de prison.

 

 

25 Jan 2011 Egypt Revolution

Darla Hueske,  CC BY-ND 2.0

 

 

Parmi les trois hommes figurerait Mohammed Fahmy, Canadien d'origine égyptienne. C'est la raison pour laquelle P.E.N Québec et l'UNEQ, respectivement fondées en 1926 et 1977, pressent le gouvernement canadien d'intervenir auprès des autorités égyptiennes afin d'annuler la condamnation, et de rendre leur liberté aux trois reporters.

 

Déjà sollicité par les autorités occidentales, le président égyptien El-Sissi, a rejeté les demandes de libération des trois journalistes, parmi lesquels figurent également l'Australien Peter Greste et l'Égyptien Baher Mohamed.

 

« Il faut que le gouvernement canadien use de toute son influence pour dénoncer le traitement réservé à ces journalistes dont le seul crime a été de faire leur métier, un travail essentiel dans une société libre et démocratique », a souligné la présidente de l'UNEQ, Danièle Simpson. 

 

« Il faut qu'Ottawa réprouve de toutes ses forces ce qui a toutes les apparences d'une dérive autoritaire de la part du pouvoir militaire égyptien dans le but de museler la presse et de réduire au silence toute manifestation d'opposition », a-t-elle conclu.