Les écrivains réclament leur part du numérique

Clément Solym - 29.02.2008

Edition - Société - auteurs - nuémrique - revenus


L’auteur Kate Pullinger invite les auteurs à se révolter contre les contrats des éditeurs : témoignant dans le Guardian, Pullinger avance que le passage de l’impression au numérique va faire perdre très gros aux écrivains.

« Il est temps de se débarrasser de nos chaînes contractuelles traditionnelles, de faire face à un futur numérique prometteur avec de nouvelles priorités. Copions, ou devrais-je dire apprenons de nos frères et sœurs d’Hollywood : ne laissons pas les industries nous voler nos droits numériques ! Donnez nous notre part du numérique ! »

Car, bien évidemment, le mouvement de grève des scénaristes à Hollywood a très largement inspiré cette initiative. Ce qui est amusant du reste, c'est que justement durant cette grève, les scénaristes se sont replongés dans la rédaction de romans, admettant que ces derniers sont bien moins rémunérateurs.

Selon Pullinger, « le problème est que les conditions des redevances que les éditeurs nous proposent pour la numérisation sont quasiment identiques à ceux pour l’édition de livres. » Certes, les chiffres varient selon les maisons d’éditions mais la plupart tablent sur une échelle entre 10 % et 20 % du prix de vente.

Ce qui déplaît à Pullinger, c’est « pourquoi devrions nous signer des contrats nous octroyant un dérisoire 15% de redevances alors que l’industrie a réduit massivement ses coûts du jour au lendemain? »