Les éditeurs américains exportent leurs titres avec succès

Clément Solym - 21.05.2012

Edition - Economie - éditeurs américains - exportations - livres numériques


L'AAP, l'Association of American Publishers, a publié un rapport présentant les résultats des exportations de livres imprimés et numériques de ses membres : en 2011, les ventes à l'étranger ont généré 357,4 millions $, soit 7,2 % de hausse par rapport à 2010. Des résultats encourageants, particulièrement pour le livre numérique, mais qui profitent évidemment de l'hégémonie de la langue de Shakespeare dans le monde.

 

Les éditeurs américains exportent près de 90 % de leur production, avec plus de 150.000 revendeurs disséminés dans 200 pays: parmi les plus demandeurs, on trouve l'Europe continentale, la Grande-Bretagne, l'Amérique latine et l'Afrique, curieusement sans l'Inde. Tous ces pays font état d'une hausse d'au moins 15 % des achats, imprimés et numériques confondus. Mais l'expansion la plus spectaculaire est clairement du côté de l'ebook, dont les ventes augmentent de 218 % en Europe, 636 % en Afrique et, excusez du peu, 1316 % en Grande-Bretagne.

 

 

Si la valeur du numérique a augmenté (+332,6 % par rapport à 2010), celle-ci reste toujours bien inférieure à celle des livres papier : les premiers représentent 21,5 millions $ de revenus pour les éditeurs américains, contre 335,9 millions $ pour les seconds. 

 

Langue la plus utilisée sur Internet, et la plus étudiée dans le monde, l'anglais n'est pas étranger à ces résultats dithyrambiques. L'AAP évalue à 750 millions le nombre d'individus capables de lire l'anglais, en dehors des États-Unis.