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Les éditeurs britanniques donnent leur avis sur les exceptions au copyright

Antoine Oury - 23.01.2013

Edition - Justice - Grande-Bretagne - éditeurs - exceptions au copyright


Le directeur exécutif de la Publishers Association rassemblant les éditeurs outre-Manche, Richard Mollet, a été reçu par le comité Culture, Média et Sports dans le cadre des exceptions au droit d'auteur que le gouvernement britannique souhaite acter avant la fin d'année. Et n'a pas hésité à défendre les intérêts des éditeurs, face à des réformes « potentiellement hideuses », rapporte The Bookseller.

 

 

COPYRIGHT

Pryere, CC BY-NC-SA 2.0

 

 

Pour préparer son importante réforme du droit d'auteur, prévue pour la fin de cette année, le gouvernement britannique reçoit les principaux acteurs du monde culturel, afin de consulter chaque partie concernée. Au cours de la session visible à cette adresse, Mollet exprime toute sa retenue vis-à-vis d'une exception pédagogique qui autoriserait la photocopie du matériel éducatif : « [Cela] va impacter les revenus de l'auteur et les investissements de l'éditeur ».

 

Membre du comité de l'Alliance pour la Propriété intellectuelle ayant fait ses premières armes en défendant l'industrie musicale, Richard Mollet est directeur exécutif de l'association des éditeurs depuis octobre 2010. « Si on modernise le copyright d'une manière inappropriée, et supprimez la possibilité d'une licence, toute l'industrie est menacée : il faut avancer prudemment pour ne pas heurter les modèles du copyright. »

 

Il a également souligné qu'une législation trop souple porterait préjudice aux nouveaux canaux de distribution et modèles commerciaux, forcés de se mesurer au partage illégal sur Internet, qui peut par ailleurs « soutenir la créativité »... dès lors qu'il est renforcé par une forte politique du copyright. Les positions du directeur exécutif sont donc sensiblement les mêmes que celles qu'il exprimait dans une tribune, en décembre dernier.

 

D'après lui, le renforcement du copyright permet l'investissement, un produit fini d'une qualité supérieure, tandis que la distribution numérique n'a pas radicalement réduit les coûts de production d'une oeuvre.