Les éditeurs de l'Imaginaire ouvrent leur dépôt et un service de diffusion

Nicolas Gary - 01.04.2016

Edition - Les maisons - dépôt imaginaire - littératures imaginaire - science fiction


Une dizaine de maisons d’édition dédiées aux littératures de l’imaginaire se sont regroupées autour d’un projet double. Le Dépôt imaginaire & Le Dépôt Imaginaire Diffusion incarnent une approche expérimentale de promotion pour les éditeurs. Une coopération unique en la matière, qui regroupe les différents acteurs de la création contemporaine des imaginaires.

 

 

 

L’ouverture officielle se fera le 14 avril prochain, à Lyon, avec une inauguration prévue le 15. Seront mises à l’honneur les œuvres de l’illustrateur Gilles Francescano – également commissaire d’exposition des Utopiales de Nantes. On lui doit de nombreuses couvertures de livres, pour Sylvie Lainé, ou encore Ayerdhal, Jean-Claude Dunyach et Roland C Wagner. Il avait par ailleurs dessiné la couverture du jeu vidéo Alone in the Dark, un immense classique de l'univers vidéoludique. L’exposition présentera un florilège de ses œuvres.

 

Le Dépôt servira dans un premier temps d’espace de présentation : « Toutes les maisons d’édition nous ont fait parvenir les livres qu’elles souhaitaient exposer. » Mais les éditeurs disposeront aussi d’un service de distribution/diffusion, susceptible d’assurer le regroupement de commandes. Tout sera mis en place le 15 avril.

 

Crédit Facebook

 

 

« Ce n’est pas une librairie, mais un show-room, un lieu pour montrer ce que l’on ne trouve pas ailleurs. Ces titres ne sont disponibles que dans de rares établissements en France : toutes les maisons possèdent un réseau alternatif de commercialisation », explique le Dépôt. Le lieu servira alors à sensibiliser les libraires, et « qu’ils profitent de l’offre exposée pour s’intéresser et solliciter alors la diffusion/distribution ».

 

Un show-room autour de l'imaginaire

 

Un accord a été passé avec Dilicom, en tant que partenaire permettant aux librairies d’opérer les commandes. Pour la partie transport, une société privée assurera les expéditions avec une livraison en 4 à 5 jours maximum – 48 h minimum. Le Dépôt assure être parvenu à une réduction substantielle des coûts, en regard des tarifs pratiqués par La Poste. « Nous aurons des prix concurrentiels : soyons pragmatiques, même si ce n’est pas très sexy : 5 kg de livres coûteront 6 € de frais de port. »

 

Sur place, les curieux et les visiteurs pourront acheter des livres, mais ces ventes représenteront un volume plutôt anecdotique.

 

« Le lieu physique représente avant tout un espace d’animation, pour organiser des ateliers écriture, des séances dédicaces, ou encore des soirées, des rencontres avec la presse. Nous mettrons en place des lectures publiques et des expositions. De ce point de vue, le Dépôt sera une galerie pour les illustrateurs de l’imaginaire. »

 

 

 

Ce regroupement constitue la recherche d’un cercle vertueux. Chaque maison participe au loyer, partant d’un modèle de mutualisation qui devrait se transformer en coopérative, selon les résultats obtenus, d’ici une année.

 

L'idée est venue en partie d’établissements de Suisse ou de Montréal, eux aussi tournés vers les littératures de l’imaginaire. « À l’origine, nous avons pensé le projet en considérant les effets que ces organisations pouvaient avoir sur les maisons, les auteurs, et l’émulation autour de ce domaine artistique. Ce n’est ni neuf ni révolutionnaire, mais pleinement adapté aux auteurs de l’imaginaire. »

 

Les maisons d’édition intéressées pourront toujours prendre contact avec le Dépôt de l’imaginaire, si elles souhaitent prendre part au projet.