Les éditeurs envahissent Twitter, les lecteurs adorent

Clément Solym - 17.04.2009

Edition - Les maisons - éditeurs - envahir - Twitter


L'intérêt pour les réseaux sociaux n'est plus à démontrer, tant l'engouement manifesté par les particuliers est grand. Mais pour les professionnels, les Twitter et autres Facebook permettent d'occuper une autre présence en ligne et de parvenir à capter l'attention du public sur Internet. À ce titre, les petits éditeurs anglais envahissent Twitter, qui a connu une augmentation de 20 % de leur présence depuis le 1er avril.

Façon de compenser le retard que le monde de l'édition semble toujours accuser dans le domaine des nouvelles technologies, le recours à Twitter est d'ailleurs préféré parfois à Facebook en ce qu'il est réellement dans la communication immédiate de l'information, délivrée au plus vite et de façon dépouillée.

La présence littéraire sur le net, en dépit des blogs et de quelques rares magazines spécialisés n'offre finalement qu'une visibilité assez réduite que Twitter permet de compenser ce vide. D'autres comme Faber & Faber se sont inscrits depuis 8 mois et si cela ne permet pas de savoir quel est l'impact sur les ventes, cela assure un lien avec les lecteurs qui suivent alors les fils de discussion.

Tout l'intérêt réside alors dans cette interactivité qui s'installe : les lecteurs font part de leurs commentaires en direct, et non seulement sont écoutés, mais se sentent mieux pris en compte que dans l'envoi d'un email depuis la page du site de l'éditeur. En outre, les campagnes promotionnelles ou publicitaires sont plus convaincantes et directes par ce biais. L'augmentation du nombre d'éditeurs sur Twitter semble bien montrer que l'on a compris toute la pertinence de l'outil.

Communiquer et échanger, avec un potentiel de croissance énorme et des coûts particulièrement peu élevés, sans se montrer intrusif... la solution parfaite ?