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Les éditeurs mis au défi de l'après-confinement

Gariépy Raphaël - 10.04.2020

Edition - International - éditeurs défi confinement - ventes livres coronavirus - filière livre coronavirus


Voilà maintenant plus de trois semaines que le confinement dure et que les libraires ont fermé leurs portes. Même les lecteurs inconditionnels du livre papier ont dû se mettre à la lecture dématérialisée. La question pour les éditeurs est de savoir si ces habitudes prises en quarantaine vont perdurer après la fin de la crise.

PublicDomainPictures CC 0

 

En Espagne les chiffres sont impressionnants : après trois semaines de quarantaine, la fermeture des libraires a amené plus de 50000 lecteurs dans le pays à s’essayer aux e-books ou aux livres audio révèle Dosdoce.

La plate-forme de bibliothèques publiques gérée par le gouvernement espagnol eBiblio a ainsi enregistré une augmentation de 130 % depuis la proclamation de l’état d’urgence, attirant plus de 18.000 nouveaux utilisateurs en moins d’un mois, tandis qu’eLiburutegia, la plate-forme de livres numériques d’Euskadi, a recruté 6000 nouveaux utilisateurs.
 

Cette augmentation semble faire partie d’un phénomène global, reproduit partout dans le monde là où les livres numériques sont disponibles. Bookwire et Libranda signalent par exemple tous deux une augmentation de 50 % de l’engagement dans les livres numériques, tandis que Kobo indique que ses livres électroniques ont augmenté de 140 % et les livres audio de 254 %.
 

Le constat est simple : plus la crise pandémique se prolonge, plus les lecteurs ont le temps de migrer vers le numérique. La question de l’après confinement se pose alors : beaucoup de ses nouveaux e-lecteurs risquent de rester attachés au numérique voire de changer radicalement leurs habitudes de consommation.


Si le confinement ne signifie évidemment pas la fin du livre papier, il est possible que l’on assiste à un changement forcé des habitudes des lecteurs, qui demande à l’industrie d’évoluer et de s’interroger nécessairement sur la numérisation.


Car même si la majorité des libraires survit à cette crise, une fois les restrictions levées et les consommateurs de nouveau libres de dépenser leur argens, dans une économie mondiale très affaiblie, l’achat de livre imprimé risque d’être considéré comme un luxe.


Pour plus de précisions, c’est par ici




Commentaires
Ce que cette chronique omet de préciser: il reste l'importante catégorie des beaux-livres richement illustrés.

Les présenter sous forme de simples fichiers numériques, cela ne prendra(it) pas le moins du monde.

Et une lecture prolongée en immersion se fait plus naturellement et agréablement grâce au support papier, pour la plupart des membres des générations pré-millenials.

La crise du coronavirus n'y change rien; bien avant cela nous étions déjà et restons submergés d'écrits (et d'images et sons) sur le web.

C'est bien la preuve que le livre papier reste irréductible encore;pareil pour les journaux et périodiques papier pour lesquels le patron du «Un» notamment,Éric Fottorino,se bat comme un lion.

CHRISTIAN NAUWELAERS
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