Les éditeurs n'ont pas leur mot à dire sur le prix des ebooks

Clément Solym - 30.07.2010

Edition - Société - boutique - kindle - angleterre


Ouvrir un Kindle Store en Angleterre, c'est bien joli, et ça décorera le paysage internautique, assurément. Mais comment le prix des livres sera-t-il déterminé ? Par Amazon, point barre. Un comble, un véritable recul en regard des avancées sur ces questions qu'a permises l'iBookstore et le contrat d'agence qu'Apple a su mettre en place.

Le marchand de devises

Quoique... Si outre-Atlantique, les cinq grands éditeurs sont en mesure de fixer le prix de leurs ouvrages pour la vente numérique, la réalité montre toujours que les ebooks d'Amazon sont encore les moins chers du secteur. Donc, pour les éditeurs anglais, pas le choix : le marchand de Seattle fixera la mesure, un point c'est tout. Et surtout, promet que, là encore, ils seront les plus bas du marché.

Le Kindle 3e du nom
Steve Kessel, vice-président de la section Kindle ne s'en émeut pas le moins du monde. Il est plutôt tourné vers cette offre de 400.000 ebooks que les futurs possesseurs d'un Kindle 3 pourront se procurer, à partir du 27 août, raporte The Bookseller.

Mais histoire de rassurer l'assemblée, il a également certifié qu'aucun accord similaire à celui passé avec l'agence Wylie n'était à l'étude. Et de jurer qu'Amazon ne traite pas avec les agents. Les éditeurs restent leurs interlocuteurs privilégiés et pas de raison que cela change. Ces derniers saluent d'ailleurs le lancement prochain de cet ebookstore, en espérant qu'il ait un effet très rapide sur les ventes. Et plus particulièrement sur les oeuvres de fiction.

Réelle avancée, estime Iain Millar, directeur marketing et numérique chez Quercus, c'est une clientèle potentiellement énorme que le Kindle pourrait drainer. Mais elle permettra également de rattraper en partie le retard que l'Angleterre constate sur le marché américain - tout simplement parce que l'on trouve là-bas les plus grosses boutiques de vente de livres numériques.

iPad ou Kindle ?

Steve Kessel s'est également exprimé sur la tablette d'Apple. Outre qu'Amazon a largement profité de l'arrivée de l'iPad, avec l'application Kindle for iPad, très rapidement mise en place, il considère avant tout le potentiel d'achat que représente cette machine pour le quidam.

Or, le même Steve, s'exprimant chez Pocket Lint a confirmé que la couleur faisait partie des principales préoccupations de la firme. « Nous n'ajouterons pas la couleur si cela dérange l'expérience de lecture. Et la couleur n'existe aujourd'hui pas dans les écrans à encre électronique. » Alors, oui, c'est dans les labos, mais il y a une tonne d'autres choses dans les labos... Et bien évidemment, la technologie développée par Mirasol n'est pas exclue des prospectives de la société.

Et le rapprochement des deux sociétés n'aurait pas grand-chose de très étonnant, soulignent nos confrères...

Le dernier-né de la gamme Kindle est décliné en deux versions, 3G + WiFi et WiFi seul, vendus pour respectivement 189 $ et 139 $.