Les éditeurs scolaires invités à mentionner la libération de la Corse en 1943

Clément Solym - 07.06.2010

Edition - Société - Corse - libération - enseignement


Depuis déjà de nombreuses années, M. Gandolfi-Scheit, Sauveur de son prénom, se bat pour que l’on reconnaisse dans les manuels scolaires la libération de la Corse en 1943. Cet événement historique est trop souvent oublié au profit du débarquement allié en Normandie qui s’est pourtant déroulé bien plus tardivement.

Déjà invité à se positionner sur la question, l’ancien ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos avait répondu positivement à la demande du député UMP de Haute-Corse. C’était en 2008 et depuis, rien n’avait suivi la parole de l'homme politique.

Relancé sur la question par M. Gandolfi-Scheit, cette fois, le successeur de M. Darcos, Luc Chatel, s’est engagé à ce que dès 2012, les manuels d’Histoire qui seront en usage dans les classes de 3ème fassent apparaître clairement que la Corse a été libérée bien avant de continent.

Cette lutte démontre bien à quel point l’établissement des programmes pour l’enseignement de l’Histoire reste sujet à polémiques. A force de réclamer, M. Gandolfi-Scheit semble, cette fois, s’être fait entendre. Et pourtant, son discours n’est pas non plus d’une objectivité des plus totales lorsqu’il affirme que « c'est bien ici qu'a démarré la libération de la France. Et sans l'aide des Alliés ».

Ou bien encore, quand il renchérit en ajoutant que « C'est aussi extrêmement important pour nos enfants et petits-enfants » que cette libération soit enseignée. N’oublions tout de même pas que si chacun prêche uniquement pour sa petite chapelle, on proposera difficilement aux enfants une vision élargie de la réalité historique…